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mardi 9 septembre 2014

Ils vous ont laissé tomber, souvenez-vous en !

Ce 13 août, le Conseil des ministres a approuvé le plan de transport de la SNCB. Comme nous le craignions dans notre précédent message, cette décision portera un coup dévastateur à notre mobilité ferroviaire. Quid donc de l’opportunité d’introduire un recours auprès du Conseil d’Etat ?




Quant on ne sait pas où on va, on court à la catastrophe …

Dans un avenir proche, les navetteurs disposant d’une voiture cesseront d’utiliser le train au départ de la région de Lessines. Que feront, pour leur part, les navetteurs ne disposant pas d’un véhicule ? La suppression des infrastructures existantes pourra alors ensuite ainsi être réalisée sur base d’arguments écologiques et économiques soi-disant pertinents.
Les premières victimes seront évidemment les navetteurs. Le personnel de la SNCB commence petit à petit à prendre conscience qu’il figurera en deuxième ligne. Comme nous l’avons déjà démontré dans des publications antérieures, les propriétaires immobiliers seront eux aussi lésés à plus longue échéance.

Cette décision totalement incohérente va aboutir à l'abandon d'une infrastructure existante alors que nous ressentons déjà l’effet dévastateur des dérèglements climatiques, effet ô combien plus important que prévu.

A Lessines, les navetteurs ne disposent pour l’instant plus d’une gare. Quand celle-ci sera rénovée, c’est la quasi-totalité des navetteurs qui aura disparu ... Cherchez la logique !

Cet état de fait n’est cependant pas imputable à la future coalition « suédoise ». En effet, seuls les noms de deux ministres socialistes francophones figurent dans le communiqué de presse relatif à la décision. Quel bel exemple de défense de la Wallonie, des services publics et des travailleurs moins nantis tenus d’acheter un véhicule supplémentaire ! La privatisation du rail se profile à l’horizon tandis que le parc automobile belge n’a jamais été aussi important qu’aujourd’hui.


Cette décision n'est-elle pas pour autant viciée ?

Un Conseil des Ministres électronique d’un gouvernement démissionnaire en affaires courantes pouvait-il prendre pareille décision ? S'agissait-il vraiment d’affaires courantes ? Afin de le savoir, il faudrait notamment se poser les deux questions suivantes :

-Y avait-il vraiment urgence ?
- Cette décision n’avait-elle pas une connotation hautement politique dans la mesure où des partis de la majorité y avaient opposé un refus pendant la campagne électorale ?

Par ailleurs, la décision relève-t-elle d’un accord collégial dans la mesure où elle a été prise par un Conseil des Ministres électronique?

La ville de Lessines ne pourrait-elle pas, par l’entremise de son bourgmestre, expert avisé en la matière, envisager d'introduire une requête devant le Conseil d’État ?

Une simple demande d’annulation de ladite décision auprès du Conseil d’Etat prendrait des années en termes de procédure.  L’envoi d’un recours en annulation n’ayant aucun effet suspensif, elle n’empêcherait pas l’application dudit plan. C’est pourquoi, il conviendrait de revendiquer à la fois l’annulation et la suspension. Il faudrait donc démontrer le préjudice grave et difficilement réparable encouru du fait de l’application du plan de transport et de la suppression des trains qui en découle par voie de conséquence.


Le 21 février 2014, le Conseil des ministres avait pris acte de la proposition de nouveau plan de transport 2014-2017 de la SNCB mais avait demandé que les balises suivantes soient notamment respectées :

- le plan de transport sera soumis aux utilisateurs et aux autorités locales lors de sessions d’information et pourra faire l’objet de propositions de modifications si un problème apparaît localement. Les remarques formulées sur le plan de transport seront analysées par la SNCB et celle-ci intégrera les adaptations pertinentes. En toutes hypothèses, le plan de transport sera resoumis au conseil d’administration de la SNCB et au Conseil des ministres
- les lignes desservant les zones les moins densément peuplées du pays feront l’objet d’une attention particulière.


Nous sommes en droit de nous poser la question de savoir si les balises susmentionnées ont bel et bien été respectées dans notre région.


Nous espérons un sursaut salutaire du bon sens.



Source de l'image : http://www.railwaygazette.com/typo3temp/pics/tn_generic-tracks-cz_1272ea_3f116abfe4.jpg

mardi 10 juin 2014

Soirée thématique "info gares" dans les locaux de l'hôtel de ville de Lessines.

A peine publié, le plan de transport de la SNCB qui entrera en vigueur le 14 décembre 2014, suscitait déjà de nombreuses réactions. Les Lessinois risquent d’être contraints de se rendre en voiture à Silly, Enghien, Grammont, Ath ou Viane pour prendre le train. Quid de la disponibilité des emplacements de parking de ces gares déjà à la limite de la saturation ? Le mercredi 18 juin 2014 à 19H30, les Équipes Populaires vous convient à une soirée thématique "info gares" dans les locaux de l'hôtel de ville de Lessines.

Si vous ne voyez pas les commentaires importants concernant cet article, veuillez cliquer sur la date en bas de l'article.





En fin d'année, la SNCB ne nous proposera plus que des trajets vers Bruxelles avec une correspondance obligatoire à Ath. Pour les Lessinois, un des problèmes majeurs des nouveaux horaires élaborés par la SNCB est la limitation des correspondances vespérales à une seule par heure en gare d’Ath à partir de 18 h. Quelle perte de temps engendrée en cas de retard du train en provenance de Bruxelles !!! Les navetteurs se rabattront donc majoritairement sur leur voiture alors même que le GIEC insiste sur l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique. De là à voir prochainement disparaître les trains de voyageurs de et vers Lessines, il n’y a qu’un pas qui pourrait être rapidement franchi pour des raisons financières et prétendument « écologiques ».

Les lecteurs de ce blog sont déjà parfaitement au fait des répercussions de l’application du plan de la SNCB sur la mobilité dans notre région au cas où celui-ci resterait en l’état actuel :

- la suppression de la ligne directe vers Bruxelles ;
- la remise en service de wagons obsolètes ;
- la fin de la possibilité de passer par Grammont ;
- la suppression de trains en heures de pointe ainsi que les week-ends.


Il est surprenant de constater que ledit plan ne suscite pas de vives réactions de la part de nos édiles communaux et régionaux alors qu’il va à l’encontre :

-    du programme établi par les partis lors des élections communales, programme que nous avons déjà évoqué ici ;
-    du plan de mobilité communal dont un des objectifs vise notamment à maintenir quatre liaisons ferroviaires vers Bruxelles aux heures de pointe : deux directes et deux via des correspondances. Vous retrouverez ici les extraits nous concernant ;
-    du Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER) de la Région Wallonne qui présente Lessines comme un pôle à développer. Ce point a été abordé ici.

Le mercredi 18 juin 2014 à 19H30, les Équipes Populaires vous convient à une soirée thématique "info gares" dans les locaux de l'hôtel de ville de Lessines. Il reste à espérer que les vrais problèmes à traiter figureront à l’agenda. En effet, quel serait l’intérêt de discuter de la restauration d’une gare vouée à voir disparaître ses navetteurs les uns après les autres suite  à l’application du plan de transport de la SNCB tel qu’il est prévu à l’heure actuelle ?



mardi 15 avril 2014

Des trajets vers Bruxelles via Grammont, une utopie ou une solution envisageable ?


Vous trouverez ici les nouveaux horaires provisoires proposés par la SNCB pour la fin de l’année.

Nous faisons ici suite à notre précédent message : Le gouvernement va-t-il entériner le nouveau plan de transport de la SNCB en ce qui concerne les mesures frappant les habitants de notre région ? Pour les Lessinois, un des problèmes majeurs des nouveaux horaires élaborés par la SNCB est la limitation des correspondances vespérales à une seule par heure en gare d’Ath à partir de 18 h. Quelle perte de temps engendrée en cas de retard du train en provenance de Bruxelles !!! En pareilles circonstances, demander que les trains P de Grammont assurant la liaison rapide vers Bruxelles n’aient plus Grammont mais bien Lessines comme point de départ, semble assurément une requête justifiée. Pour les trajets du retour, il serait tout aussi judicieux que la gare de Lessines constitue également la destination finale.





La SNCB a présenté son plan le lundi 10 mars 2014 à Mons, les problèmes annoncés dans notre message précédent se confirment.


Le calendrier :

-    27 mars. La SNCB a achevé la présentation du futur plan de transport par province, au personnel, à la presse et aux élus. Pas au public.

-    Aujourd’hui. La SNCB analyse les remarques qui y ont été faites, le gouvernement ayant demandé de tenir compte des plus pertinentes.

-    Fin mai. Les différentes demandes seront confrontées au projet d’horaire déjà élaboré. La SNCB voudrait présenter le plan définitif et ses adaptations en conseil d’administration fin mai.

-    15 septembre. Après adoption du plan éventuellement adapté, la SNCB le fera valider par le gouvernement, confirmera la réservation des sillons (droits de passage sur le réseau) puis entamera la présentation officielle aux navetteurs à partir du 15 septembre.

-    Dimanche 14 décembre. Entrée en fonction du nouveau plan.


D'après Le Soir du 8 avril 2014.



Dans l’Avenir du 21/02/2014, on peut lire :

« Le plan de transport de la SNCB dont la presse a fait état il y a quelques jours ne constitue qu’un projet et fera l’objet de modifications avant d’être soumis au gouvernement en vue d’être approuvé, a indiqué jeudi le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille, au Sénat en réponse à des questions de Fabienne Winckel (PS), Vanessa Matz (cdH) et Richard Miller (MR).



Le ministre demande également à la SNCB d’intégrer les remarques qu’elle recevra au cours des «roadshows» qu’elle organisera dans les différentes provinces du pays à l’attention des parlementaires, des députés provinciaux et des bourgmestres. Deux séances auront aussi lieu avec les représentants du Comité consultatif des usagers.
Le plan «ainsi modifié» sera soumis au conseil d’administration de la SNCB et au gouvernement. Les séances d’information s’achèveront au mois d’avril. Le ministre espère donc que le plan pourra être avalisé avant la fin de la législature.

… »



Même si L’Avenir annonce que le plan pourra être modifié avant de revenir au gouvernement, chacun se demande si de véritables changements sont encore possibles. Il s’agit en fait d’un plan de restructuration de la « SNCB » qui a près de trois milliards de dettes. Toute amélioration du plan à un endroit devra être compensée ailleurs … Ne cherche-t-on pas à nous bercer d’illusions jusqu’aux élections ? Nous savons déjà que le ministre des Entreprises publiques, Jean-Pascal Labille ne s’y présentera pas.


Dans L’Avenir du mercredi 26 février 2014, on pouvait lire :

Alors que le nouveau plan de la SNCB – dont la mise sur les rails est prévue pour décembre 2014 – fait grincer des dents partout dans le pays, Lessines organise la résistance. Pour rappel, Oger Brassart, conseiller communal Oser-cdH, a eu vent avant l’heure des projets des chemins de fer et de leurs impacts sur sa commune. Dans notre article du 1er février sur le sujet, il listait les modifications défavorables aux navetteurs lessinois: suppression de la ligne directe vers Bruxelles via Ath et suppression pure via Grammont, du matériel roulant «antique», suppression de trains aux heures de pointe, allongement du temps de parcours vers Mons,…

À sa demande, un groupe de travail politique est mis en place sur cette problématique. Composé du bourgmestre et de représentants de tous les groupes politiques élus au conseil communal, il s’est réuni pour la première fois la semaine dernière.

Il a pour objectif de soumettre une proposition concrète et réaliste à la SNCB car «il est inopportun de réclamer l’impossible».

L’idée est la suivante: réclamer que les trains P de Grammont assurant la liaison rapide vers Bruxelles (avec arrêts à Ninove et Denderleeuw) ne prennent pas leur départ de Grammont mais plutôt de Lessines, et s’arrêtent également à Deux-Acren. De même, le soir les rames poursuivraient leur trajet jusqu’à Lessines plutôt que d’avoir leur terminus à Grammont.

«Les navetteurs lessinois effectueraient ainsi le trajet en 53 minutes au lieu de 1h07, note le groupe de travail. De plus, les centaines de navetteurs lessinois qui gagnent et «engorgent» inutilement les parkings des gares de Silly et d’Enghien retrouveraient une liaison correcte depuis Lessines. La SNCB y sortirait gagnante puisqu’elle ne devrait pas investir dans de nouvelles expropriations pour de nouveaux parkings dans ces deux gares actuellement sursaturées. Enfin, le parking pour navetteurs de 143 places à Lessines trouverait enfin sa raison d’être. »

Outre cette unique revendication, le groupe de travail réclame aussi un moratoire sur ce plan de la SNCB.

«Il est impératif d’associer tout le monde politique à la défense d’un transport en commun de qualité, d’un vrai transport pour le «public» et non une désertification assurée du rail.»

    Contact sera pris avec l’Union des Villes et Communes et avec l’association des navetteurs. Tous les conseillers communaux autour de la table s’engagent à sensibiliser leurs représentants politiques.

Force est de constater que le groupe de travail communal a tardé à se réunir alors que la problématique avait déjà été abordée en juin 2013.


Dans sa publication du 12 mars, l'Avenir relatait les propos de notre bourgmestre :

«Les responsables de la SNCB ont dit être sensibles à cette proposition… Nous verrons…». Le bourgmestre a aussi écrit au Premier ministre.


Demander que les trains P de Grammont assurant la liaison rapide vers Bruxelles n’aient plus Grammont mais bien Lessines comme point de départ, semble assurément une requête justifiée. Pour les trajets du retour, il serait tout aussi judicieux que la gare de Lessines constitue également la destination finale.
Chapeau bas à nos représentants politiques s’ils parviennent à faire adopter cette proposition légitime sans contrepartie contraignante !!!
 En effet, au vu des horaires L29 que nous publions ici, il apparaît que les trajets par Grammont sont très sérieusement compromis. Dès lors, pourquoi le train de la ligne L29 doit-il partir de Grammont, seul arrêt de Flandre parmi les 27 arrêts que compte la ligne ? En compensation, il n’est pas absurde de solliciter que des trajets desservant quasi exclusivement la Flandre partent d’une gare wallonne, celle de Lessines en l’occurrence.


Les horaires proprement dits et non encore définitifs nous été communiqués par nos collègues de Navetteurs.be. Examinons, par exemple, le trajet Lessines-Bruxelles (nos raisonnements sont valables pour tous les arrêts de l’entité, les entêtes de colonne en jaune représentent les trains spécifiques aux heures de pointe).

Un train part de Lessines toutes les heures 46 avec arrivée à Ath aux heures 01. Le départ d’Ath a lieu aux heures 08 avec arrivée à Bruxelles-Nord aux heures 01, soit un trajet d’une durée de 1h15. En période de pointe, un train supplémentaire part de Lessines aux heures 11 pour atteindre Ath aux heures 25, d’où un départ est prévu aux heures 32 avec arrivée à Bruxelles-Nord aux heures 28, soit un trajet d’une durée de 1h17. Les horaires des allers simples vers Bruxelles via Ath figurent ici et .

Quand au retour de Bruxelles, il est beaucoup plus aléatoire. En effet, à partir du train de 18h en gare de Ath, il n’y plus qu’une correspondance par heure sur la ligne L29 en direction de Lessines. Afin d’être à Ath avant 18 h, le dernier train à prendre à Bruxelles Nord est celui de 17h01. Sachant que le délai imparti pour le changement n’est que de 6 minutes, il est on ne peut plus aisé d’entrevoir la possible répercussion d’un retard du train susmentionné. C’est à une politique commerciale de nettoyage par le vide que la SNCB prévoit de recourir. Voyez par vous-mêmes en consultant les horaires des trajets de retour de Bruxelles via Ath ici et .

Comme nous l’avons déjà écrit sur ce blog, aucun train n’a été supprimé dans la région depuis longtemps. Or au environ de 2005, la SNCB a commencé à faire fuir les navetteurs essentiellement en mettant en péril les correspondances. Voyez à ce propos, le tout premier message de ce blog. En fin d'année, la SNCB ne nous proposera que des trajets avec une correspondance obligatoire à Ath. Les navetteurs utiliseront massivement leur voiture alors même que le GIEC répète l’urgence d’agir contre le réchauffement climatique. De là à voir prochainement disparaître les trains de voyageurs de et vers Lessines, il n’y a qu’un pas qui pourrait être rapidement franchi pour des raisons financières et prétendument « écologiques ».

jeudi 26 décembre 2013

Etre si près du but et devoir déclarer forfait ???


En réalité, il ne nous manque presque rien pour bénéficier d’une mobilité ferroviaire qui se respecte. Vous pouvez tenter d’influer sur le cours des choses en exprimant votre opinion à propos du Schéma de Développement de l’Espace Régional.







A Lessines, nous disposons de presque tous les éléments nécessaires au transport ferroviaire. L’infrastructure permettant de faire circuler les trains existe bel et bien. Dans un futur rapproché, nous aurons probablement à nouveau une gare digne de ce nom. Quant aux trains, nous n’avons pas le souvenir qu’il y ait eu des suppressions dans la région depuis belle lurette. De plus, notre positionnement géographique nous permet de rejoindre Bruxelles via Ath ou via Grammont. Peu de villes peuvent se targuer d’un tel avantage. Il ne nous manque presque rien … Mais alors, me direz-vous, sommes-nous victimes d’une pénurie de moyen ? Pas vraiment …

Ce qui pose essentiellement problème, c’est l’agencement inapproprié des horaires lorsque des correspondances doivent être assurées. C’est l’aspect organisationnel qui est donc ici pointé du doigt. Pourtant, une organisation optimale ne requiert pas, dans le cas présent, des dépenses somptuaires, mais bien de la bonne volonté. Pouvons-nous espérer bientôt voir le bout du tunnel ???

Le nombre de navetteurs a commencé à décroître suite à des changements d’horaire effectués par "SNCB", changements retardant de quelques minutes le départ d’un  premier train et / ou avançant le départ de la correspondance. Ces modifications de quelques minutes ont incité certains usagers à prendre d’autres dispositions. Les retards ont fait le reste ...

Pour des villes secondaires, comme Lessines, ne bénéficiant pas de trains directs performants vers Bruxelles, il est impératif que des horaires à la fois bien conçus et rigoureux soient mis en place. Ce qui n’est pas le cas pour des villes comme Ath ou Grammont pour lesquelles les horaires revêtent une moindre importance. Les navetteurs ne doivent en effet y prendre aucune correspondance.

La "SNCB" devrait adopter une attitude plus commerciale en revoyant les horaires relatifs aux petites localités comme Lessines. Elle rentabiliserait ainsi davantage l’occupation de ses trains. A titre d’exemple, signalons qu’à Grammont, deux trains partent à 7h15 à destination de Bruxelles. Il serait judicieux de postposer le départ de l’un des deux afin d’assurer une possible correspondance aux Lessinois. Comme nous l’avions déjà écrit sur ce blog, une révision quindécennale des horaires est prévue pour fin 2014, c’est donc le bon moment pour insister sur les horaires.

Nous proposons donc ici des solutions avantageuses pour la " SNCB"  d’un point de vue pécuniaire, contrairement aux dépenses prévues dans le cadre de nouvelles "cathédrales" ferroviaires telles que la nouvelle gare de Charleroi-Sud en projet.

Chacun a l’opportunité d’agir à son niveau en donnant son avis et/ou en proposant des modifications au Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER) avant le 13 janvier. Le SDER traite notamment des problèmes de mobilité et cite plusieurs fois la ville de Lessines. Afin de vous aider à modifier le SDER, vous pouvez, via notre adresse mail blogdelagare@gmail.com, nous demander une proposition de texte. Même si vous intervenez de votre côté au sujet du SDER, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Nous vous rappelons que vous pouvez aussi vous inscrire à notre blog afin de manifester votre sympathie à notre cause.

lundi 25 novembre 2013

Indignez-vous !


« Indignez-vous » est le titre d’un opuscule rédigé en 2010 par Stéphane Hessel. Nous pensons que les navetteurs gagneraient à s’en inspirer.






Il y a neuf mois disparaissait Stéphane Hessel, l’un des ténors d’un mouvement exhortant les citoyens à prendre leur destin en mains et à refuser la résignation acquise. Citons pour exemple les soulèvements dans les pays arabes … On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Dans nos pays occidentaux, force est de constater que c’est plutôt la politique de l’autruche qui prévaut. C’est notamment le cas en matière de transport ferroviaire. Ainsi, de nombreux navetteurs laissent la " SNCB " impacter l’organisation de leurs déplacements sans opposer la moindre résistance, et ce à un moment où le prix du pétrole connaît une croissance exponentielle et où les embouteillages routiers s’amplifient.


Non seulement, ils ne réagissent pas, mais en plus, ils ne se défendent pas si on leur en donne la possibilité.

Le moment de faire entendre notre voix est  pourtant particulièrement propice au vu de la proximité des élections. N’hésitons pas à interpeller nos représentants politiques à ce sujet puisqu’il en va de notre qualité de vie ainsi que de celle de nos enfants.

Ne baissons pas les bras face à l’immobilisme ! Le nouveau conseil d’administration de la SNCB se compose uniquement de personnalités issues des milieux  politiques comme mentionné ici et . Comme vous le voyez, tous les partis sont représentés au sein de la SNCB.

 A bon entendeur, salut !!!

Source des photos : http://unionorganisers.wordpress.com/ et http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Hessel




mardi 29 octobre 2013

Bilan de la situation ferroviaire un an après les élections.



Il est temps de faire le point sur les différentes promesses faites aux navetteurs.



En mémoire des inondations de novembre 2010.



Vous trouverez ci-dessous les extraits des programmes électoraux des deux partis de la coalition à ce sujet.


P.S.

"La mobilité des citoyens et des marchandises subit les effets à la fois des embouteillages et de la hausse des prix des carburants. Elle a aussi un impact sur notre environnement et notre sécurité. Pour répondre à ces défis, la commune doit mettre en œuvre une politique de mobilité cohérente et coordonnée avec les communes voisines et les autres niveaux de pouvoir. La commune veillera à y impliquer tous les acteurs de la mobilité. L’objectif est de réaliser les conditions d’une mobilité sûre, fluide, pour tous et respectueuse de notre qualité de vie.

De développer le plan communal de mobilité qui s’inscrira résolument dans la multimodalité et accordera une attention particulière à l’accessibilité des transports en commun et la mobilité douce. Il intègrera aussi une politique de stationnement adaptée. Il sera établi à l’échelle la plus pertinente en associant si nécessaire plusieurs communes et en s’étendant à la zone de police;

 De plaider auprès de la SNCB et de la société régionale de transport, afin que la commune soit suffisamment desservie en transports en commun (rénovation de la gare,…)."


Ensemble.

"Quant au redéploiement du tissu économique local de Lessines et ses villages, avec leur énorme potentiel économique et touristique, il passe par plusieurs axes liés à l’activité économique, à l’urbanisme, à la mobilité et à l’habitat.

Le maintien des correspondances des transports en commun. "

Mais aussi : Amélioration des services de la SNCB à Lessines, maintien de la gare et de la ligne 91, augmentation du nombre de trains, surtout le week-end.


Concernant plus spécifiquement la gare,

Le 10 janvier 2013, la "SNCB" a rencontré les Autorités communales de Lessines. De ce colloque, il est ressorti que la SNCB Holding a prévu 905.000 € pour la réfection de la gare et la construction d’un parking dans son plan d'investissement. Dans le meilleur des cas, le bâtiment composé d’un guichet et d’une salle d’attente pourra à nouveau accueillir les voyageurs fin 2016. 
La solution adoptée est finalement la suivante : la " SNCB " aurait l’usage d’un tiers du bâtiment. Les deux tiers restants seraient, quant à eux, dévolus à la ville par le biais d’un bail emphytéotique de 50 ans, la "SNCB " souhaitant rester propriétaire à long terme. 
Les Autorités communales réfléchissent à la manière de valoriser ce bien. Le bourgmestre songe, par exemple, à y loger la police de proximité. Encore faudra-t-il ne pas rater le train des subsides Le bourgmestre déclare à ce propos : "Ce qui est certain, c’est que si nous n’avançons pas dans ce dossier, le train de subsides va partir sans nous. Ces 900 000 € sont inscrits pour 2014-2015. Après, il sera trop tard" 

De son côté, Infrabel propose de créer un couloir sous voies vers le parking (montant : un million).
Les deux projets (rénovation de la gare, parking + couloir sous voies) doivent encore être approuvés par le Gouvernement wallon qui est lui-même tenu de vérifier la compatibilité de son plan avec le plan fédéral. La décision du Gouvernement fédéral devrait normalement tomber en juin 2013.



Un extrait du plan de mobilité.

Les objectifs devraient donc être les suivants d’après le plan de mobilité :

- Maintenir une durée de trajet vers Bruxelles inférieure à une heure ;
- Utiliser les possibilités, non seulement au départ de Grammont et Denderleeuw, mais également au départ de Ath ;
- Minimiser les temps d’attente aux gares de correspondance.

L’objectif est de maintenir quatre liaisons ferroviaires vers Bruxelles aux heures de pointe : deux directes et deux via des correspondances.
De plus, il serait très intéressant d’améliorer les liaisons vers Grammont, un des futurs points terminus du RER (point 7.1).


Par ailleurs, le Conseil communal de Lessines a décidé de créer un groupe de travail rassemblant majorité et opposition en vue de défendre notre liaison ferroviaire entre Lessines et Bruxelles.



Conclusions.


Il est évidemment encore trop tôt pour voir ces projets concrétisés.

Au stade actuel, nous pouvons seulement dire ceci :

- Nous n’avons pas connaissance d’un accord relatif aux travaux de la gare de Lessines, que ce soit dans le chef du Gouvernement wallon ou dans celui du Gouvernement fédéral ;
- Nous ne savons pas non plus où en est le groupe de travail prévu pour défendre notre liaison ferroviaire entre Lessines et Bruxelles.


Nous tiendrons ces dossiers à l’œil et ne manquerons pas de vous tenir au courant de leurs avancées respectives.


mercredi 25 septembre 2013

Les voyageurs de Wallonie picarde sont les plus mal lotis.


Les retards sont nombreux sur la ligne Mouscron-Bruxelles, ligne qui est fréquentée par de nombreux navetteurs de notre région. Il s’agit en fait d’une des plus mauvaises lignes. Ronny Balcaen et  Melchior Wathelet recommandent une action coordonnée des différentes communes de Wallonie picarde concernées.



D’après le Nord-Eclair du 30 août 2013 :

"La ponctualité des trains sur le réseau ferroviaire belge était de 90,1 % en juillet dernier, a annoncé ce mardi Infrabel, le gestionnaire du réseau, dans son rapport de ponctualité. En juin 2013, 90,2 % des trains étaient à l’heure ou accusaient un retard de moins de six minutes. En juillet 2013, 1.371 trains ont été supprimés, soit 1,2 % du total. Les causes de retards les plus importantes étaient, le mois dernier, dues à la SNCB (38,1 % des cas), à des tiers (34,5 %) et à Infrabel (22,4 %).

Pas joyeux, mais le pire est réservé aux voyageurs de Wallonie picarde. La grande ligne la plus touchée par les retards était celle de Herstal-Tournai (76,2 % de ponctualité) suivie des lignes Mouscron-Schaerbeek (77 %) et Knokke/Blankenberge-Hasselt/Tongres (78,7 %). Les trains qui traversent la Wallonie picarde sont donc ceux qui accusent le plus de retard. Il suffit de comparer les chiffres de ponctualité de juillet 2012 à ceux de 2013 pour se rendre compte que la situation, chez nous, s’aggrave. La ligne Herstal-Tournai a perdu 5 % de ponctualité en passant de 81,2 (déjà pas terrible) à 76,2 % de trains à l’heure. Le nombre de trains en retard sur la ligne Mouscron-Schaerbeek est encore plus conséquent. Sur cette ligne, la ponctualité a chuté de 6,4 % passant de 83,4 à 77 %. Le temps perdu par les voyageurs n’a pas été calculé par Infrabel, mais il doit être assez conséquent."


Une brève visite sur le site de Railtime suffit pour s’en rendre compte. Prenons l’exemple du train P 7514.

Ne perdons pas de vue que 10 minutes de retard  journalier équivalent à quatre jours de congé.

Sachant que le changement d’horaire quindécennal, reporté à fin 2014, prévoit la suppression des trains directs vers Bruxelles, les navetteurs ont donc de sérieuses raisons de s’inquiéter des retards sur la liaison Ath-Bruxelles. A la veille des élections de mai 2014, il est d’ailleurs fort étonnant que ce problème n’ait pas encore été pris à bras le corps par des autorités très influentes comme celles de la ville de Tournai.



La politique est-elle aussi indéchiffrable que les cryptogrammes de l’église de Moustier ?


Ceci met aussi en évidence l’intérêt de développer les relations ferroviaires vers Bruxelles via Grammont en parallèle avec celles passant par Ath.
Rappelons, à cet égard, le vote à l’unanimité du Conseil communal de Lessines d’une motion de défense du rail lessinois.

Ronny Balcaen et  Melchior Wathelet préconisent une action coordonnée des différentes communes concernées.


Où en est aujourd’hui cette concertation intercommunale ?


A son niveau, le navetteur peut lutter contre les retards en introduisant des plaintes et en demandant des compensations, spécialement en espèces. Le site repris ici peut indéniablement vous aider à bénéficier de compensations.

Origine de la photo : http://www.ciphermysteries.com/2013/04/02/the-moustier-church-cryptograms.







lundi 26 août 2013

Le plan de mobilité : déjà près d’un an.


Le plan de mobilité a été entériné suite à la consultation de la population de notre entité. Quasiment un an après la réunion publique qui s’est tenue le 3 septembre 2012, il nous semble intéressant de faire une mise au point au sujet des dispositions prévues en termes de mobilité ferroviaire. 


Nous avons déjà évoqué le plan de mobilité (PM) sur ce blog, notamment ici et .

Bien que le point 10.1 de ce plan de mobilité prévoie que celui-ci soit largement diffusé, aucune publication d’une version définitive dudit plan ne figure sur le net. Nous avons trouvé ici une version portant le même numéro que la version définitive du 20 février 2013, celle-ci n’étant toutefois pas aussi élaborée que la version définitive.

Le plan insiste sur le rôle essentiel du réseau "SNCB" (Point 4.1). Les arrêts de Houraing et Papignies représentent une opportunité pour l’accès à l’entreprise Baxter (Point 2.5), en ce compris la création d’emplacements vélos et la sécurisation des itinéraires cyclables (Point 6.8).

Le point 7.1 vise le renforcement de l’accessibilité ferroviaire de Bruxelles via Ath et Grammont. Il constate qu’une part importante des navetteurs de Lessines travaille dans les pôles urbains voisins (notamment Bruxelles, Ath …). Ces personnes se rendent majoritairement en voiture vers leur lieu de travail. Peu utilisent le train pour les déplacements journaliers. L’offre des TEC ne répond, quant à elle, malheureusement pas à ce type de déplacements. Le tableau ci-joint, reprenant les navetteurs vers Bruxelles, est révélateur (N.D.L.R : il montre bien que les communes environnantes ont intérêt à s’unir parce qu’elles sont confrontées aux mêmes problèmes de mobilité).



Les objectifs devraient donc être les suivants d’après le PM :

- Maintenir une durée de trajet vers Bruxelles inférieure à une heure ;
- Utiliser les possibilités, non seulement au départ de Grammont et Denderleeuw, mais également au départ de Ath ;
- Minimiser les temps d’attente aux gares de correspondance.

L’objectif est de maintenir quatre liaisons ferroviaires vers Bruxelles aux heures de pointe : deux directes et deux via des correspondances.
De plus, il serait très intéressant d’améliorer les liaisons vers Grammont, un des futurs points terminus du RER (point 7.1).

Quant à l’amélioration de la qualité du service ferroviaire proposée dans le plan, nous avons pris le parti de vous présenter directement une copie de la page s’y rapportant (point 7.2). Les améliorations proposées pour chaque arrêt y sont également mentionnées.




Le plan promeut également le renforcement des itinéraires cyclables dont la gare constitue un des pôles majeurs (point 9.1).

Finalement, le plan de mobilité propose les actions suivantes à moyen et long termes :

- Optimiser l’offre ;
- Renforcer l’intermodalité ;
- Renforcer la qualité des aménagements des arrêts "SNCB" ;
- Développer une tarification préférentielle pour les utilisateurs "SNCB" (tant au niveau des touristes, pensons à l’accès à Notre-Dame à la Rose, que des navetteurs) ;
- Afficher une cartographie du réseau et des correspondances.


Par ailleurs, afin de répondre à la problématique du double franchissement de la voie ferrée et de la Dendre, le plan recommande de lancer le plus rapidement possible une étude de faisabilité technique des différentes options proposées, permettant par la même de faire réagir les différentes parties intervenantes en la matière (point 6.5).

Voilà, il ne reste plus qu’à attendre la concrétisation de notre plan de mobilité…

mercredi 24 juillet 2013

Suppression des trains pendant la période des vacances.



Pendant la période des vacances, cette année du 8 juillet au 23 août, la "SNCB" suspend le trafic d’un certain nombre de trains. 


Trajets Acren - Bruxelles qui subsistent pendant les vacances.




Comme le montre le tableau ci-dessus, c’est surtout le matin que les possibilités de rejoindre Bruxelles sont sérieusement revues à la baisse. Nous avons biffé les trains qui ne circulent pas en période de vacances. Comme vous pouvez le constater, cela concerne près de la moitié des trajets et essentiellement ceux nécessitant un changement à Ath. Ainsi, le matin à Deux-Acren, seuls roulent les trains à destination de Bruxelles de 6 h 21, 6 h 44, 7 h 21 et 7 h 41. Ce sont là les trajets les plus lents (sauf le trajet "7:41 IR 3277 7:45 Grammont  7:51 L 1557 8:41 1:00" mais présentant un grand risque de rater la correspondance à Grammont).

D’un point de vue commercial, cet état de fait a un impact négatif sur la "SNCB" en ce sens que le navetteur, c’est-à-dire son client régulier, s’habitue pendant les vacances à se rendre en voiture vers une autre gare de départ ou vers sa destination finale. Mais la "SNCB" ne doit pas être considérée comme unique responsable, dès lors qu’il s’agit plutôt d’un problème politique d’ordre organisationnel auquel il faut également ajouter la limitation des ressources liées à son fonctionnement.

On pourrait comprendre que des suppressions soient envisagées aux heures de moindre affluence, ce qui ne perturberait pas le transport des navetteurs vers la capitale. Une telle situation est, par contre, difficilement acceptable en heures de pointe.

Puissions-nous être entendus…

lundi 25 mars 2013

Révision quindécennale des horaires prévue pour fin 2014.


Vu que cette révision est du plus haut intérêt, votre blog a collecté un maximum d’informations la concernant.








Dans l’un de nos derniers messages, nous nous étonnions que cette révision d’horaire quindécennale ait été reportée à une date postérieure aux élections fédérales. Serait-elle aussi favorable que l’article du Soir le laissait entendre ?

Il faudrait disposer d’un maximum d’informations au sujet de ce plan. Nous avons mené notre petite enquête, mais malheureusement, les informations sont difficiles à collecter.

D’après un document émanant du Journal du Chemin de Fer publié par l’ATCP, les lignes de chemins de fer seront scindées en deux groupes :

Toutes les relations seront désormais estampillées IC (Intercity), le vocable actuel IR (Interrégions) passant à la trappe ... Un nouveau concept apparaît également : "Omnirail", la nouvelle appellation commune pour les trains L (locaux) et les trains RER. L'appellation "train L" n'est en effet jamais passée dans le langage courant, tout le monde continuant à désigner ces trains par leur appellation historique : "omnibus". Et en remplaçant le suffixe "bus" par "rail", le nouveau label paraît du même coup un peu plus ferroviaire ...

Voici les lignes IC, qui nous concernent, selon le journal précité :

IC20 : Courtrai - Tournai - Brux. Midi - Nord - Termonde - St-Nicolas

IC32 : Tournai - Brux. Midi - Nord - Brussels Airport - Brux. Nord - Midi - Mons


Les lignes secondaires s’appelleront Omnirail. Celles qui nous concernent sont les suivantes :

L13 : Grammont - Ath - Jurbise - Mons - St-Ghislain - Tournai - Mouscron

RER B : Alost - Denderleeuw - Grammont - Brux. Midi – Nord  

RER K : Grammont - Enghien - Hal - Etterbeek - Brux


La ligne L13 est celle qui passerait donc par Lessines. Il est à noter que son extrême longueur a de quoi inquiéter.
Force est également de constater que la gare et les arrêts de Lessines ne bénéficient plus de trains directs vers Bruxelles.
L’effort de la "SNCB " se concentrerait sur les lignes IC, et ce au détriment des lignes Omnirail. Les spécialistes ajoutent que les lignes IC seraient bien évidemment toujours prioritaires par rapport aux lignes Omnirail et qu’aucune correspondance ne serait, de ce fait, plus garantie.

Hormis au cas où la SNCB améliorerait subitement sa ponctualité, la vie du navetteur vers Bruxelles deviendrait alors très difficile compte tenu du fait qu’il faudrait prendre deux trains consécutifs, avec le risque de voir s’amplifier les retards de plus belle.

Cette problématique pourrait inciter les navetteurs à délaisser nos gares et arrêts au profit d’autres situés le long d’une ligne IC, comme les gares de Silly ou d’Enghien. Quant aux trains en heures de pointe, on pourrait envisager qu’ils ne nécessitent aucune correspondance.

Lessines mérite pourtant mieux que cela. Elle devrait, comme le fait remarquer un navetteur très dynamique, drainer bon nombre de voyageurs.

En effet, vu que les villages de Flobecq et d’Ellezelles ne disposent plus de gare mais  uniquement d’une ligne de bus (87B) vers la gare de Lessines, la population concernée est la suivante :

-          Lessines : 18.402 habitants ;

-          Ellezelles : 5.907 habitants ;

-          Flobecq : 3.480 habitants.

Soit au total : 27789 habitants.

Ce total est proche de celui de la ville d’Ath (28543 Habitants) qui compte le plus grand nombre de passagers du Hainaut occidental et de celui de la ville de Grammont (31370 Habitants) qui est reprise en tant que gare RER.

Cela prouve bien que la gare de Lessines a un énorme potentiel, au même titre que les gares des villes limitrophes.

En réponse à une question parlementaire de Ronny Balcaen, le ministre Magnette avait précisé que "Les abonnements SNCB, domicile-travail et domicile-école, réunis pour Lessines, donnent un total de 1 851 validations de Cartes Train pour l’année 2011.». A ces titres de transport, il faut aussi ajouter les Keycard, les Gopass, les Railpass et les tickets. Ces chiffres sont loin d’être négligeables!  Une gare rénovée et des services plus efficaces devraient immanquablement faire croître la fréquentation!

De plus, Lessines pourrait tirer profit de sa situation géographique particulière : la possibilité de rejoindre Bruxelles via Grammont et/ou Ath. Il serait, en l’occurrence, avisé de faire bénéficier les usagers d’horaires plus performants.

La " SNCB " pourrait sans aucun doute concrétiser ce projet.
Nous en avons pour preuve les horaires provisoires mis en place suite à l’incendie d’une cabine à Grammont. Un train partant à 7 heures de Lessines permettait de rejoindre Bruxelles-Midi à 8h08, sans correspondance aucune. Ce que la " SNCB " est capable de mettre en œuvre en cas de panne grave, ne peut-il pas également être mis en oeuvre lorsque le matériel roulant est pleinement opérationnel. La question reste posée.

Ici et , vous pouvez trouver les horaires en vigueur suite à l’incident de Grammont.
Il est cependant inadmissible que la gare d’Acren ait été aussi mal desservie durant l’application desdits horaires.


Voilà les choses sont dites … Nos représentants politiques sont désormais prévenus …







Source de la photo : remarquable site de Jean-Pierre Petit.



lundi 28 janvier 2013

Le plan de la SNCB prend du retard sur l’horaire prévu, tout comme les trains.



La province du Luxembourg fait montre d’un incontestable dynamisme politique. Pourquoi une telle réaction ne serait-elle pas concevable chez nous ?



Des milliers de navetteurs de la SNCB sanctionnés à cause des retards quotidiens des trains.




Avant son départ pour le mayorat de Charleroi (et la présidence du PS), le ministre Magnette a décidé de reporter la révision quindécennale des horaires de la SNCB à décembre 2014. Il est on ne peut plus surprenant de postposer une révision considérée comme favorable aux navetteurs après les élections fédérales. Faut-il en déduire qu’elle risquait d’avoir des retombées négatives d’un point de vue électoral ?

Tel semblerait bien être le cas au vu de la hiérarchisation des lignes envisagée dans ce nouveau plan. On pourrait dès lors se poser la question de savoir si la SNCB dispose réellement des ressources et du matériel nécessaires au bon fonctionnement de toutes ses lignes.

Ce n’est certes pas la première fois que nous entendons parler d’une classification des lignes. Dans le précédent message, nous avons déjà publié une carte dans laquelle figurait une classification des différentes lignes en catégories A, B et C. Rappelons-nous que notre ligne y était classée dans la catégorie C, la dernière des trois.



"Le projet dénoncé répartit les lignes en 4 catégories, explique le syndicat (N.D.L.R. : la CGSP). Pour les lignes A, les entretiens et les investissements sont maintenus. Pour les lignes B, les entretiens sont maintenus mais pas les investissements. Pour les lignes C, les entretiens et les investissements sont supprimés. Les lignes D sont quant à elles des faisceaux où sont stationnés les engins ferroviaires." (D’après le journal La Meuse.)


"À la CSC Transcom, Dominique Dalne avoue ne pas être pressé " de voir 400 trains supprimés dont 300 en Wallonie." Le nouveau plan de transport, copié sur le modèle suisse vise à renforcer certains axes et y développer l’offre (au moins deux trains par heure à chaque gare et point d’arrêt), à heures fixes. Ce qui implique, à ce qu’il en sait, de supprimer 400 trains, dont 300 en Wallonie, pour garantir une présence renforcée dans les zones à forte densité de population (donc la Flandre). Une perspective qu’il n’est pas pressé de devoir affronter." (D’après le journal Le Soir.)

Apparemment, les décisions envisagées dans le cadre de cette mesure devaient être soumises, pour approbation, aux conseils d’administration de la SNCB. D’après le journal Le Soir : "Il allait être approuvé par le conseil d’administration de la SNCB, mi-décembre, après de longs mois de travail, de discussion et d’inspiration sur le modèle suisse quand le ministre des Entreprises publiques Paul Magnette a écrit à l’opérateur ferroviaire afin de l’enjoindre de postposer son adoption."
 Il serait intéressant de connaître les dispositions qui étaient prévues  pour notre ligne.

Cette menace est prise très au sérieux dans la province du Luxembourg qui craint pour ses lignes classées en catégorie C, comme la nôtre.

Dans le journal L’Avenir du 11/1/2013 du 11 janvier 2013, nous lisons :
"Révélé dans nos colonnes le 15 novembre, le plan d’investissements 2013-2025 de la SNCB fait trembler le Luxembourg. Quatre lignes répertoriées C y passeraient à la trappe, faute d’entretien et modernisation : les lignes 42 (Liège-Gouvy), 43 (Liège-Marloie), 165 (Bertrix-Libramont) et 166 (Athus-Arlon). On ne sait toujours pas selon quels critères (comptage des voyageurs?) la SNCB a catégorisé ces lignes.
Hier à Libramont, le gouverneur du Luxembourg, Bernard Caprasse, a convoqué toutes les forces vives de la province pour préparer une riposte à ce plan.
Il ne faut plus tarder. Les conseils d’administration de la SNCB et d’Infrabel ont déjà donné leur aval. Reste au gouvernement fédéral à avaliser ce plan ou l’amender. C’est à ce niveau qu’il faut se battre. Le successeur du ministre Paul Magnette (qui va devenir bourgmestre de Charleroi d’ici la fin du mois) devra prendre sa décision pour avril ou mai au plus tard.
«Ce plan de la SNCB est imbuvable pour les Luxembourgeois, dit le gouverneur Caprasse. Avec les syndicats et les représentants de chaque parti politique en Luxembourg, nous allons former un comité de vigilance qui va rencontrer le plus tôt possible le ministre qui succédera à M. Magnette."


La province du Luxembourg fait montre d’un incontestable dynamisme politique. Pourquoi une telle réaction ne serait-elle pas concevable chez nous ?



mercredi 26 septembre 2012

Elections communales 2012 : Que nous promettent les différents partis politiques en matière de mobilité ferroviaire ?


A l’heure où les prix de l’énergie ne cessent de grimper et où les écosystèmes sont victimes de bouleversements climatiques, la problématique de la mobilité mériterait d’être au centre de toutes les préoccupations. Dans cette perspective, le transport ferroviaire s’avère être un enjeu fondamental dont les impacts sociétaux et les répercussions sur le prix de l’immobilier doivent faire l’objet de la plus grande attention.


La gare de Lessines aujourd'hui.


Vous trouverez ci-dessous les extraits des programmes électoraux relatifs à la mobilité ferroviaire, et ce par ordre alphabétique.



Ecolo-Libre  :

...

La SNCB laisse scandaleusement pourrir la gare. …

….

Ecolo cherche avec la SNCB et les habitants comment réhabiliter le quartier de la gare pour en faire une porte d'entrée de la ville sûre et agréable : bâtiment de la gare à transformer pour y accueillir un espace « gare », des commerces, un Horeca, une maison des jeunes, une épicerie sociale, une vitrine sur la ville, un atelier/location de vélo, etc. 


...

Les liaisons ferroviaires avec les grandes villes se détériorent d'année en année. Il est inacceptable que le temps de parcours pour se rendre à Bruxelles par exemple se soit allongé  d’un quart d’heure par rapport à l’époque des michelines. 


...

L’offre en transport en commun doit devenir attractive. Ecolo propose qu’un système de transport à la demande comme cela existe en Flandre (Belbus) soit développé. Le TEC et la SNCB doivent fondamentalement améliorer leur offre.




Ensemble :

...
 

Quant au redéploiement du tissu économique local de Lessines et ses villages, avec leur énorme potentiel économique et touristique, il passe par plusieurs axes liés à l’activité économique, à l’urbanisme, à la mobilité et à l’habitat.



Le maintien des correspondances des transports en commun.




FDF :



une commune volontaire pour une meilleure mobilité ;




Lessines en Wallonie :

Dans le programme duquel nous n’avons malheureusement retrouvé aucun des thèmes chers à ce blog.



Intérêts Communaux – Réveillez Lessines :

Il s’agit du seul parti dont nous ne possédons malheureusement pas le programme.



OSER :




Imaginer un avenir pour le bâtiment de la gare.



Nombreux sont les terrains ou bâtiments  pour lesquels nous avons imaginé des projets pour l’avenir  : il faut aujourd’hui avoir une vision globale de ce que voulons pour demain (bâtiments de la CUP, malterie, gare, terrains de Houraing,…).



Nous devons assurer, pour l’ensemble des familles, des solutions de mobilité. La mobilité sera un des enjeux principaux du futur. Rapprocher Lessines et ses villages des grandes villes est essentiel. C’est donner la liberté de trouver un emploi distant sans devoir se préoccuper des temps de parcours. Trouver des alternatives, assurer et élargir l’offre de transport figurent dans nos priorités.




PS :



En développant des plans de déplacement scolaire afin de favoriser l’accès aux écoles à vélo, à pied ou en transport en commun.



La mobilité des citoyens et des marchandises subit les effets à la fois des embouteillages et de la hausse des prix des carburants. Elle a aussi un impact sur notre environnement et notre sécurité. Pour répondre à ces défis, la commune doit mettre en œuvre une politique de mobilité cohérente et coordonnée avec les communes voisines et les autres niveaux de pouvoir. La commune veillera à y impliquer tous les acteurs de la mobilité. L’objectif est de réaliser les conditions d’une mobilité sûre, fluide, pour tous et respectueuse de notre qualité de vie.



De développer le plan communal de mobilité qui s’inscrira résolument dans la multimodalité et accordera une attention particulière à l’accessibilité des transports en commun et la mobilité douce. Il intègrera aussi une politique de stationnement adaptée. Il sera établi à l’échelle la plus pertinente en associant si nécessaire plusieurs communes et en s’étendant à la zone de police;



 De plaider auprès de la SNCB et de la société régionale de transport, afin que la commune soit suffisamment desservie en transports en commun (rénovation de la gare,…);



D’inscrire la sécurité dans les transports en commun comme une des priorités du plan de sécurité de la zone de police.


...






No comment…

Nous publierons volontiers, sur ce blog, les corrections d’erreurs que vous pourriez nous signaler ainsi que tout changement relatif aux programmes officiels des partis. Nous avons pris une copie des différents programmes. 



mardi 28 août 2012

Quel devra être le prix des carburants pour que nos représentants politiques réagissent enfin (bis) ?


La pause aura été de courte durée. Les prix pétroliers atteignent à nouveau des sommets. Nous nous en étions déjà inquiétés en mars. Afin de varier, nous débuterons ce message avec l’édito du journal Le Soir du 21 août 2012.



    



Le prix de l’essence augmente : et après ?


On ne sait trop s’il est sage de se retourner vers le passé. Et même d’indécrottables optimistes doutent parfois que l’homme sache tirer les leçons de sa propre histoire. Voyez cette semaine, au cours de laquelle les carburants devraient atteindre un nouveau record historique. Le week-end dernier, on a vu l’autoroute de la mer submergée d’automobilistes empilés, pestant, lambinant, le conditionnement d’air à fond. Avec le retour progressif des aoûtiens, les axes de pénétration dans les grandes villes se repeuplent à toute allure. Et dans dix jours, c’en sera fait de la (relative) fluidité sur les routes. On retrouvera les kilomètres de files à partir de Bertem, le carrefour Léonard étouffé sous les voitures, la E411 bloquée dès Rosières… Tout cela aggravé par les travaux dans des tunnels bruxellois jusqu’à la mi-septembre. Rien de neuf sous le soleil.

En septembre 2000, ce journal lâchait : « Une chance, le pétrole est cher ! » – s’attirant une volée de bois vert…

A l’époque, le prix du baril avait connu un coup de chaud : il frôlait les 40 dollars ! Nous jugions que « l’alerte pétrolière » était un « signal », prédisions la poursuite de ce mouvement et suggérions d’entamer un changement avant que les circonstances nous l’imposent.

Septembre 2005 : baril à 50 dollars. La Belgique sort de la crise des routiers. Le gouvernement consent des mesures d’urgence pour les ménages et les professionnels et parvient à éteindre l’incendie. Le Soir avance : « Le pétrole augmente : réfléchissons. » Et suggère d’évoluer vers « un autre mode de vie, de consommation sans renoncer à la qualité de notre vie ».

Juin 2008, le litre de super grimpe à 1,6 euro. « A quand les vrais choix ? », se demande le journal. « Pétrole, pouvoir d’achat, notre mode de vie est en cause. » Mais en avril 2011, un brin fataliste, on constatait la difficulté de notre société de « s’arrêter, réfléchir, analyser, apprendre et changer ».

Dès le début, on s’est interrogé sur la capacité du politique à anticiper, s’entourer d’expertise et oser les décisions permettant d’orienter la société vers des modes de consommation plus sobres. On s’est aussi demandé si l’opinion se montrerait assez mûre et ouverte pour accepter une (lente) remise en cause de réflexes quasi conditionnés. Malgré les avertissements, les décideurs ont failli à leur devoir. Et si changements il y a, ils sont modestes et forcés par les circonstances. Ce qui n’est assurément pas la meilleure manière d’en garantir l’acceptation par le public. Alors, on continue ?



Le pétrole, comme les autres produits, est victime de l’inflation. Mais la crainte ici est surtout que nous atteignions pour le moment les hausses inéluctables de prix liées au « pic oil ».  En vue d’approfondir le sujet bien au-delà de l’édito du journal, Wikipédia a créé pour nous un superbe dossier (75 pages) concernant la situation pétrolière.

Alors que le Groenland fond comme jamais, la gare de Lessines est désaffectée, les trains n’ont jamais été aussi rares que pendant ces vacances et la plupart des dettes qui minent nos chemins de fer n’ont rien à voir avec les transports en commun (alors que des dépenses de prestige sont effectuées dans quelques gares privilégiées). Les conséquences sociales des problèmes ferroviaires sur les voyageurs sont négligées, et les effets sur le prix de l’immobilier sont oubliés. 

Le plan de mobilité vient tout juste de sortir. Bien qu’il doive être réalisé par la majorité suivante, il s’agit d’une bonne nouvelle dans la mesure où elle montre que la mobilité est bien devenue un enjeu de la campagne électorale.

Mais l’essentiel des mesures devrait plutôt être ceci :

-    Une offre de train suffisante et des trajets plus rapides vers Bruxelles entre autres. A quoi sert, par exemple, un grand parking si les navetteurs n’y viennent pas faute de trains convenables ?
-    Une gare de Lessines correcte. Peut-on sérieusement imaginer de la laisser s’écrouler ?
-    Supprimer le passage à niveau, c’est un facteur d’immobilité. Connaissons-nous une autre ville de la même ampleur que Lessines qui est aussi coupée en deux par un passage à niveau ?


Certes, ces mesures ne sont pas strictement de la compétence de la ville. Nos représentants politiques devraient mobiliser les relais dans leur parti afin d’atteindre ces objectifs comme il a été procédé dans d’autres communes.

Le moment est crucial, rappelons à nouveau que nous sommes à la veille de la négociation du nouveau contrat de gestion ferroviaire et d’une révision importante des horaires (2013).

Photo : Allégorie de la grenouille

mardi 24 juillet 2012

La SNCB se paie notre tête.


Les retards et annulations de trains se multiplient ces derniers temps. Il est inadmissible et incompréhensible que cet état de fait ne suscite aucune réaction politique.
Par ailleurs, un sommaire des publications, réclamé par maints lecteurs, figure dans la partie droite du blog.








Une correspondante nous communique les faits suivants :


Jeudi 28 juin : trois trains supprimés, on ne sait pour quel motif, avant de finalement prendre celui de 17h25 à la gare centrale.
J’ai dû, avec bon nombre d'autres personnes, faire le trajet debout sur la plateforme jusqu’Enghien. Il faisait très chaud et une dame a fait un malaise à la limite de l'évanouissement.

Lundi 2 juillet : le train de 7h17 à Ath arrive avec 20 min de retard et le train suivant de 7h28 est supprimé. Le soir, le train de 17h25 arrive à 17h50 à la gare centrale.

Mardi 3 juillet : le train venant d’Ath arrive en retard à Lessines. On démarre donc vers 7h02 au lieu de 6h55. Arrivé à Ath vers 7h17, on reste bloqué à l'entrée de la gare. Le train de 7h17 est, pour une fois, à l'heure. La correspondance vers Bruxelles n'attend pas. Par chance, 7h28 roule. Une dame devant se rendre à Tournai demande au contrôleur de se renseigner pour savoir s'il serait possible de faire attendre le train de 7h18 vers Tournai. Trop tard, il est aussi parti. Elle doit attendre jusque 7h43.

Jeudi 5 juillet : au soir, on a eu 1h de retard. On est resté environ 15 min à Hal à cause des mauvaises conditions météo entre Hal et Enghien. Ensuite, on a mis 3/4h pour rejoindre Enghien (vitesse très réduite et arrêts fréquents).



Bien que les entités du groupe SNCB soient dirigées par des personnes émanant des partis démocratiques, les navetteurs ont le sentiment d’être irrémédiablement abandonnés à leur triste sort. Le fait d’être, comme qui dirait " pris en otages " par la SNCB, n’est pas acceptable pour les usagers. Il appartient aux élus de prendre leurs responsabilités en faisant le nécessaire pour mettre fin à de tels dysfonctionnements. Il y a fort à parier qu’ils n’admettraient pas pareille situation s’ils étaient concernés au premier chef.

L’absence de moyens ne peut être invoquée au vu des dépenses somptuaires prévues par exemple pour la nouvelle gare de Mons. Une vérité s’impose donc à nous : la ponctualité des trains n’est pas un objectif politique.

Rien de surprenant, dès lors, si les partis extrémistes venaient à engranger un bon score lors des prochaines élections.




La photo a un air de vacances : elle n’a pas été prise en Belgique mais à Villers-sur-Mer en France. Si quelqu’un dispose d’informations à son sujet, loisible à lui ou à elle de les ajouter en commentaire de ce message. Nous dirons qu’il s’agit de notre quizz de l’été …






mercredi 30 mai 2012

Quelques actions simples visant à défendre notre mobilité ferroviaire.

Dans le présent message, nous revenons à notre objectif initial : défendre la mobilité ferroviaire des navetteurs de la région, et ce notamment en soutenant l’application d’horaires performants et en dénonçant les retards. Nous vous proposons ici quelques pistes susceptibles d’optimiser les trajets en train : signer une pétition, devenir adhérent de Navetteurs.be, mettre au point un petit robot électronique afin d’introduire plus rapidement des plaintes auprès de la SNCB. Martine n’y trouvera certainement rien à redire …



L’introduction de plaintes auprès de la SNCB constitue un de nos moyens d’action. Mais le temps que cela prend à chaque retard subi, en rebute plus d’un. Et, vu que les retards sont légion ces derniers temps, le navetteur a donc tout intérêt à automatiser le dépôt de ses plaintes.

Comment procéder de manière simple ?
La plupart des lecteurs de ce blog utilisent les browsers Internet Explorer, Chrome ou Firefox. Il existe heureusement une extension compatible avec ces trois browsers : iMacros. En quelques mots, nous pouvons dire qu’iMacros est un outil qui permet de mémoriser et de restituer les données encodées par le biais du clavier. Bien qu’il s’agisse d’un logiciel puissant aux capacités d’utilisation complexes et multiples, nous n’y aurons que très peu recours. En ce qui nous concerne, l’utilisation d’iMacros se limitera à la réalisation de deux tâches très simples :

-    La recherche éventuelle des informations nécessaires à la rédaction de la plainte sur le site Railtime.be. Les retards peuvent y être consultés pendant une semaine. Un autre site beaucoup moins connu permet, quant à lui, la consultation d’un historique. Il vous est loisible de vous y inscrire et de l’alimenter ;
-    La rédaction de la plainte auprès de la SNCB. 

Vous devez, au préalable, bien sûr installer l’extension iMacros sur votre browser préféré.

Cette opération réalisée, rendez-vous, par exemple, sur le Blog de la gare. Ensuite, vous déclencherez le mode enregistrement d’iMacros. En cliquant à droite sur " Pour introduire une plainte ", vous accéderez au site de Navetteurs.be. En cliquant alors sur " Pour introduire une plainte auprès du Service Clientèle SNCB ", vous accéderez finalement à la page suivante. Vous veillerez à compléter minutieusement le document en rapport à la plainte. Après cela, vous arrêterez le mode "enregistrement" d’iMacros sans soumettre ou envoyer le formulaire. Vous disposerez  alors d’un "script " qui vous permettra d’introduire rapidement les plaintes ultérieures.

A chaque plainte, il vous suffira de relancer l’exécution du script, d’adapter votre texte en fonction des circonstances (date, retards …) et de l’envoyer.

Cette technique permet l’envoi rapide d’autant de plaintes que l’on veut. Dans certains cas, vous aurez même droit à des compensations. Ainsi,  l’année dernière, la SNCB a dédommagé les navetteurs à concurrence d’un million d’euros.

Ce ne sont pas vos plaintes en tant que telles qui comptent, mais bien le nombre qu’elles représentent  par région. Il se peut que vous receviez une réponse de la SNCB via un courrier électronique, réponse qui n’aura, selon toute vraisemblance, pas été générée à l’aide d’iMacros… Hormis les données personnelles que sont vos nom et adresse, celle-ci ne contiendra probablement que des généralités. Afin d’enrichir notre collection, n’hésitez pas à nous en communiquer une copie sur blogdelagare@gmail.com.

Comme chaque année, le quota de plaintes en néerlandais (5.870 en 2010) est beaucoup plus élevé que celui en français (1.311). Il en va de même pour le service clientèle de la SNCB : 17.509 en néerlandais et 9.774 en français.

Nous tenons à signaler que nos collègues de Navetteurs.be recherchent des sympathisants et des adhérents. D’autre part, mentionnons également qu’une pétition des plus intéressantes attend vos signatures.

L'action est une suite d'actes désespérés qui permet de gagner l'espoir.
- Georges Braque



Origine de l'image : http://passion-trains.over-blog.com/article-retards-deja-1-000-plaintes-contre-la-sncf-65096772.html

mardi 24 avril 2012

La gare de Lessines figure désormais sur Wikipédia.


Depuis le 15 avril, la gare de Lessines figure sur Wikipédia. Faut-il vraiment s’en réjouir ?



Menu de 1855, année de création de la gare de Lessines.


Il faut tout d’abord préciser que nous ne sommes pas à l’origine de cette initiative.

Nous nous référons ici à la version de l’article de Wikipédia datant du 18 avril, version qui peut encore avoir été modifiée avant la parution du présent texte. L’auteur n’y a, pour l’instant, inséré aucune photo. Heureusement pour notre bonne ville, me direz-vous.

C’est vrai que notre gare peut désormais être considérée comme « extraordinaire », et ce à plus d’un titre :

-    Il s’agit, selon toute probabilité, de la gare de Belgique la plus entourée de barrières de protection ;
-    Le guichet est situé dans un conteneur en métal ;
-    Le passage pour piétions situé sous le passage à niveau est "unique" en son genre ;
-    Le parking est régulièrement occupé par les gens du voyage.

Quelle image des dirigeants politiques de notre région et de notre ville la gare renvoie-t-elle?

Ce ne sont pourtant pas les bonnes volontés et les occasions qui manquent. Revenons, par exemple, à ce spécialiste en techniques ferroviaires qui a proposé bénévolement son aide et qui a dessiné des plans en vue de supprimer le passage à niveau qui coupe Lessines en deux. Qu’a-t-on fait de son aide précieuse ?

Investir dans les transports en commun est pourtant un enjeu crucial au jour d’aujourd’hui.
Les prix des carburants vont continuer à augmenter, compte tenu de la raréfaction des sources d’énergie fossile consécutive à une demande croissante (surtout chinoise), mais aussi pour des raisons strictement monétaires.

Ne nous trompons pas de combat, une gare n’est qu’un symbole. Pourtant, en avoir une digne de ce nom, dont les trains permettent de rejoindre Bruxelles dans des délais plus que raisonnables, ne peut être que bénéfique pour les navetteurs et pour l’image de marque d’une ville.
Contrairement à cela, l’état de décrépitude de notre gare témoigne sans conteste d’importantes erreurs de gestion publique et ou d’un manque d’intérêt pour le développement des transports en commun, développement pourtant ô combien indispensable à l‘avenir sachant que les ressources combustibles vont inéluctablement s’épuiser un jour.


Tous les arrêts de trains de l’entité ont été repris sur Wikipédia. Les amateurs d’histoire pourront compléter ces articles. Il s’agit de Acren, Houraing, PapigniesRebaix.


Source de la photo : http://mamuroisesaufildutemps.blogspot.com/2012/01/menus-dhier-4-banquet-lessines-en-1855.html. Cette photo, tirée d’une lithographie de Herman (Bruxelles), retiendra probablement l’attention de bon nombre de lecteurs.

lundi 26 mars 2012

Quel devra être le prix des carburants pour que nos représentants politiques réagissent enfin ?



Le prix des carburants s’envole et bat des records. Pourtant, comme nous l’avons déjà évoqué sur notre blog, cette tendance à la hausse prévue de longue date n’est pas prête de s’arrêter, que ce soit à court  ou à long terme. Quel devra être le prix des carburants pour que nos représentants politiques réagissent enfin ? Nous craignons qu’ils ne réagissent que quand il sera trop tard.




Évolution du prix en € par litre d'essence (taxe incluse).



Dans "Mon Argent" du 18 mars, nous lisons par exemple :

Johan Braem ne se hasarde pas à des prévisions quant à l’évolution des cours pétroliers. L’expert des matières premières du gestionnaire de fortune Econopolis constate cependant que la courbe de tendance est fondamentalement exponentielle pour les 5 à 10 prochaines années. " La demande de pétrole ne va certainement pas baisser, vu la demande en provenance de marchés émergents tels que l’Inde et la Chine. Le potentiel de ces pays est énorme. Quelque 60% du pétrole est destiné au secteur du transport. En Chine, on recense à peine cinquante voitures par mille habitants, contre 600 chez nous. En outre, les plus grands champs pétroliers s’épuisent, ce qui signifie que les cours pétroliers doivent demeurer élevés pour que l’exploration reste rentable. ", précise Braem.

Rien d’étonnant à cela, me direz-vous, vu que les humains consomment de plus en plus d’énergie. Et qui dit consommation accrue d’énergie, dit également pollution croissante.

Un petit coup d’œil sur les deux graphiques ci-dessous vaut plus qu’un long discours.




Évolution de la population mondiale.
Évolution de la consommation d'énergie par habitant.


Nous sommes en droit de nous demander comment va évoluer ce monde sachant que la démographie et la consommation par habitant ne cessent toutes deux de croître et qu’elles interagissent.

Et pendant ce temps, que se passe-t-il à l’échelon de notre région ? La gare de Lessines se meurt. Quid du remplacement de ce passage à niveau qui bloque les navetteurs et les voitures dont le moteur continue de fonctionner ? Quand des trajets rapides en train nous permettront-ils de rejoindre Bruxelles ? Quel devra être le prix des carburants pour que nos représentants politiques réagissent enfin ?

Nous craignons qu’ils ne réagissent qu’au même moment que tout le monde, c’est-à-dire quand il sera trop tard. Chaque ville voudra alors disposer d’une gare.  Pourquoi nos représentants politiques ne prennent-ils pas, dès  aujourd’hui, les décisions qu’ils seront, de toute façon, forcés de  prendre ultérieurement dans des circonstances encore beaucoup plus difficiles ?

Sur notre blog, nous avons déjà traité des conséquences sociales de cette situation.



Source des graphiques :

- http://www.express.be/business/fr/economy/nulle-part-ailleurs-en-europe-le-carburant-nest-plus-cher-quen-grece/163869.htm

- Un remarquable article.