jeudi 26 décembre 2013

Etre si près du but et devoir déclarer forfait ???


En réalité, il ne nous manque presque rien pour bénéficier d’une mobilité ferroviaire qui se respecte. Vous pouvez tenter d’influer sur le cours des choses en exprimant votre opinion à propos du Schéma de Développement de l’Espace Régional.







A Lessines, nous disposons de presque tous les éléments nécessaires au transport ferroviaire. L’infrastructure permettant de faire circuler les trains existe bel et bien. Dans un futur rapproché, nous aurons probablement à nouveau une gare digne de ce nom. Quant aux trains, nous n’avons pas le souvenir qu’il y ait eu des suppressions dans la région depuis belle lurette. De plus, notre positionnement géographique nous permet de rejoindre Bruxelles via Ath ou via Grammont. Peu de villes peuvent se targuer d’un tel avantage. Il ne nous manque presque rien … Mais alors, me direz-vous, sommes-nous victimes d’une pénurie de moyen ? Pas vraiment …

Ce qui pose essentiellement problème, c’est l’agencement inapproprié des horaires lorsque des correspondances doivent être assurées. C’est l’aspect organisationnel qui est donc ici pointé du doigt. Pourtant, une organisation optimale ne requiert pas, dans le cas présent, des dépenses somptuaires, mais bien de la bonne volonté. Pouvons-nous espérer bientôt voir le bout du tunnel ???

Le nombre de navetteurs a commencé à décroître suite à des changements d’horaire effectués par "SNCB", changements retardant de quelques minutes le départ d’un  premier train et / ou avançant le départ de la correspondance. Ces modifications de quelques minutes ont incité certains usagers à prendre d’autres dispositions. Les retards ont fait le reste ...

Pour des villes secondaires, comme Lessines, ne bénéficiant pas de trains directs performants vers Bruxelles, il est impératif que des horaires à la fois bien conçus et rigoureux soient mis en place. Ce qui n’est pas le cas pour des villes comme Ath ou Grammont pour lesquelles les horaires revêtent une moindre importance. Les navetteurs ne doivent en effet y prendre aucune correspondance.

La "SNCB" devrait adopter une attitude plus commerciale en revoyant les horaires relatifs aux petites localités comme Lessines. Elle rentabiliserait ainsi davantage l’occupation de ses trains. A titre d’exemple, signalons qu’à Grammont, deux trains partent à 7h15 à destination de Bruxelles. Il serait judicieux de postposer le départ de l’un des deux afin d’assurer une possible correspondance aux Lessinois. Comme nous l’avions déjà écrit sur ce blog, une révision quindécennale des horaires est prévue pour fin 2014, c’est donc le bon moment pour insister sur les horaires.

Nous proposons donc ici des solutions avantageuses pour la " SNCB"  d’un point de vue pécuniaire, contrairement aux dépenses prévues dans le cadre de nouvelles "cathédrales" ferroviaires telles que la nouvelle gare de Charleroi-Sud en projet.

Chacun a l’opportunité d’agir à son niveau en donnant son avis et/ou en proposant des modifications au Schéma de Développement de l’Espace Régional (SDER) avant le 13 janvier. Le SDER traite notamment des problèmes de mobilité et cite plusieurs fois la ville de Lessines. Afin de vous aider à modifier le SDER, vous pouvez, via notre adresse mail blogdelagare@gmail.com, nous demander une proposition de texte. Même si vous intervenez de votre côté au sujet du SDER, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Nous vous rappelons que vous pouvez aussi vous inscrire à notre blog afin de manifester votre sympathie à notre cause.

lundi 25 novembre 2013

Indignez-vous !


« Indignez-vous » est le titre d’un opuscule rédigé en 2010 par Stéphane Hessel. Nous pensons que les navetteurs gagneraient à s’en inspirer.






Il y a neuf mois disparaissait Stéphane Hessel, l’un des ténors d’un mouvement exhortant les citoyens à prendre leur destin en mains et à refuser la résignation acquise. Citons pour exemple les soulèvements dans les pays arabes … On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Dans nos pays occidentaux, force est de constater que c’est plutôt la politique de l’autruche qui prévaut. C’est notamment le cas en matière de transport ferroviaire. Ainsi, de nombreux navetteurs laissent la " SNCB " impacter l’organisation de leurs déplacements sans opposer la moindre résistance, et ce à un moment où le prix du pétrole connaît une croissance exponentielle et où les embouteillages routiers s’amplifient.


Non seulement, ils ne réagissent pas, mais en plus, ils ne se défendent pas si on leur en donne la possibilité.

Le moment de faire entendre notre voix est  pourtant particulièrement propice au vu de la proximité des élections. N’hésitons pas à interpeller nos représentants politiques à ce sujet puisqu’il en va de notre qualité de vie ainsi que de celle de nos enfants.

Ne baissons pas les bras face à l’immobilisme ! Le nouveau conseil d’administration de la SNCB se compose uniquement de personnalités issues des milieux  politiques comme mentionné ici et . Comme vous le voyez, tous les partis sont représentés au sein de la SNCB.

 A bon entendeur, salut !!!

Source des photos : http://unionorganisers.wordpress.com/ et http://fr.wikipedia.org/wiki/St%C3%A9phane_Hessel




mardi 29 octobre 2013

Bilan de la situation ferroviaire un an après les élections.



Il est temps de faire le point sur les différentes promesses faites aux navetteurs.



En mémoire des inondations de novembre 2010.



Vous trouverez ci-dessous les extraits des programmes électoraux des deux partis de la coalition à ce sujet.


P.S.

"La mobilité des citoyens et des marchandises subit les effets à la fois des embouteillages et de la hausse des prix des carburants. Elle a aussi un impact sur notre environnement et notre sécurité. Pour répondre à ces défis, la commune doit mettre en œuvre une politique de mobilité cohérente et coordonnée avec les communes voisines et les autres niveaux de pouvoir. La commune veillera à y impliquer tous les acteurs de la mobilité. L’objectif est de réaliser les conditions d’une mobilité sûre, fluide, pour tous et respectueuse de notre qualité de vie.

De développer le plan communal de mobilité qui s’inscrira résolument dans la multimodalité et accordera une attention particulière à l’accessibilité des transports en commun et la mobilité douce. Il intègrera aussi une politique de stationnement adaptée. Il sera établi à l’échelle la plus pertinente en associant si nécessaire plusieurs communes et en s’étendant à la zone de police;

 De plaider auprès de la SNCB et de la société régionale de transport, afin que la commune soit suffisamment desservie en transports en commun (rénovation de la gare,…)."


Ensemble.

"Quant au redéploiement du tissu économique local de Lessines et ses villages, avec leur énorme potentiel économique et touristique, il passe par plusieurs axes liés à l’activité économique, à l’urbanisme, à la mobilité et à l’habitat.

Le maintien des correspondances des transports en commun. "

Mais aussi : Amélioration des services de la SNCB à Lessines, maintien de la gare et de la ligne 91, augmentation du nombre de trains, surtout le week-end.


Concernant plus spécifiquement la gare,

Le 10 janvier 2013, la "SNCB" a rencontré les Autorités communales de Lessines. De ce colloque, il est ressorti que la SNCB Holding a prévu 905.000 € pour la réfection de la gare et la construction d’un parking dans son plan d'investissement. Dans le meilleur des cas, le bâtiment composé d’un guichet et d’une salle d’attente pourra à nouveau accueillir les voyageurs fin 2016. 
La solution adoptée est finalement la suivante : la " SNCB " aurait l’usage d’un tiers du bâtiment. Les deux tiers restants seraient, quant à eux, dévolus à la ville par le biais d’un bail emphytéotique de 50 ans, la "SNCB " souhaitant rester propriétaire à long terme. 
Les Autorités communales réfléchissent à la manière de valoriser ce bien. Le bourgmestre songe, par exemple, à y loger la police de proximité. Encore faudra-t-il ne pas rater le train des subsides Le bourgmestre déclare à ce propos : "Ce qui est certain, c’est que si nous n’avançons pas dans ce dossier, le train de subsides va partir sans nous. Ces 900 000 € sont inscrits pour 2014-2015. Après, il sera trop tard" 

De son côté, Infrabel propose de créer un couloir sous voies vers le parking (montant : un million).
Les deux projets (rénovation de la gare, parking + couloir sous voies) doivent encore être approuvés par le Gouvernement wallon qui est lui-même tenu de vérifier la compatibilité de son plan avec le plan fédéral. La décision du Gouvernement fédéral devrait normalement tomber en juin 2013.



Un extrait du plan de mobilité.

Les objectifs devraient donc être les suivants d’après le plan de mobilité :

- Maintenir une durée de trajet vers Bruxelles inférieure à une heure ;
- Utiliser les possibilités, non seulement au départ de Grammont et Denderleeuw, mais également au départ de Ath ;
- Minimiser les temps d’attente aux gares de correspondance.

L’objectif est de maintenir quatre liaisons ferroviaires vers Bruxelles aux heures de pointe : deux directes et deux via des correspondances.
De plus, il serait très intéressant d’améliorer les liaisons vers Grammont, un des futurs points terminus du RER (point 7.1).


Par ailleurs, le Conseil communal de Lessines a décidé de créer un groupe de travail rassemblant majorité et opposition en vue de défendre notre liaison ferroviaire entre Lessines et Bruxelles.



Conclusions.


Il est évidemment encore trop tôt pour voir ces projets concrétisés.

Au stade actuel, nous pouvons seulement dire ceci :

- Nous n’avons pas connaissance d’un accord relatif aux travaux de la gare de Lessines, que ce soit dans le chef du Gouvernement wallon ou dans celui du Gouvernement fédéral ;
- Nous ne savons pas non plus où en est le groupe de travail prévu pour défendre notre liaison ferroviaire entre Lessines et Bruxelles.


Nous tiendrons ces dossiers à l’œil et ne manquerons pas de vous tenir au courant de leurs avancées respectives.


mercredi 25 septembre 2013

Les voyageurs de Wallonie picarde sont les plus mal lotis.


Les retards sont nombreux sur la ligne Mouscron-Bruxelles, ligne qui est fréquentée par de nombreux navetteurs de notre région. Il s’agit en fait d’une des plus mauvaises lignes. Ronny Balcaen et  Melchior Wathelet recommandent une action coordonnée des différentes communes de Wallonie picarde concernées.



D’après le Nord-Eclair du 30 août 2013 :

"La ponctualité des trains sur le réseau ferroviaire belge était de 90,1 % en juillet dernier, a annoncé ce mardi Infrabel, le gestionnaire du réseau, dans son rapport de ponctualité. En juin 2013, 90,2 % des trains étaient à l’heure ou accusaient un retard de moins de six minutes. En juillet 2013, 1.371 trains ont été supprimés, soit 1,2 % du total. Les causes de retards les plus importantes étaient, le mois dernier, dues à la SNCB (38,1 % des cas), à des tiers (34,5 %) et à Infrabel (22,4 %).

Pas joyeux, mais le pire est réservé aux voyageurs de Wallonie picarde. La grande ligne la plus touchée par les retards était celle de Herstal-Tournai (76,2 % de ponctualité) suivie des lignes Mouscron-Schaerbeek (77 %) et Knokke/Blankenberge-Hasselt/Tongres (78,7 %). Les trains qui traversent la Wallonie picarde sont donc ceux qui accusent le plus de retard. Il suffit de comparer les chiffres de ponctualité de juillet 2012 à ceux de 2013 pour se rendre compte que la situation, chez nous, s’aggrave. La ligne Herstal-Tournai a perdu 5 % de ponctualité en passant de 81,2 (déjà pas terrible) à 76,2 % de trains à l’heure. Le nombre de trains en retard sur la ligne Mouscron-Schaerbeek est encore plus conséquent. Sur cette ligne, la ponctualité a chuté de 6,4 % passant de 83,4 à 77 %. Le temps perdu par les voyageurs n’a pas été calculé par Infrabel, mais il doit être assez conséquent."


Une brève visite sur le site de Railtime suffit pour s’en rendre compte. Prenons l’exemple du train P 7514.

Ne perdons pas de vue que 10 minutes de retard  journalier équivalent à quatre jours de congé.

Sachant que le changement d’horaire quindécennal, reporté à fin 2014, prévoit la suppression des trains directs vers Bruxelles, les navetteurs ont donc de sérieuses raisons de s’inquiéter des retards sur la liaison Ath-Bruxelles. A la veille des élections de mai 2014, il est d’ailleurs fort étonnant que ce problème n’ait pas encore été pris à bras le corps par des autorités très influentes comme celles de la ville de Tournai.



La politique est-elle aussi indéchiffrable que les cryptogrammes de l’église de Moustier ?


Ceci met aussi en évidence l’intérêt de développer les relations ferroviaires vers Bruxelles via Grammont en parallèle avec celles passant par Ath.
Rappelons, à cet égard, le vote à l’unanimité du Conseil communal de Lessines d’une motion de défense du rail lessinois.

Ronny Balcaen et  Melchior Wathelet préconisent une action coordonnée des différentes communes concernées.


Où en est aujourd’hui cette concertation intercommunale ?


A son niveau, le navetteur peut lutter contre les retards en introduisant des plaintes et en demandant des compensations, spécialement en espèces. Le site repris ici peut indéniablement vous aider à bénéficier de compensations.

Origine de la photo : http://www.ciphermysteries.com/2013/04/02/the-moustier-church-cryptograms.







lundi 26 août 2013

Le plan de mobilité : déjà près d’un an.


Le plan de mobilité a été entériné suite à la consultation de la population de notre entité. Quasiment un an après la réunion publique qui s’est tenue le 3 septembre 2012, il nous semble intéressant de faire une mise au point au sujet des dispositions prévues en termes de mobilité ferroviaire. 


Nous avons déjà évoqué le plan de mobilité (PM) sur ce blog, notamment ici et .

Bien que le point 10.1 de ce plan de mobilité prévoie que celui-ci soit largement diffusé, aucune publication d’une version définitive dudit plan ne figure sur le net. Nous avons trouvé ici une version portant le même numéro que la version définitive du 20 février 2013, celle-ci n’étant toutefois pas aussi élaborée que la version définitive.

Le plan insiste sur le rôle essentiel du réseau "SNCB" (Point 4.1). Les arrêts de Houraing et Papignies représentent une opportunité pour l’accès à l’entreprise Baxter (Point 2.5), en ce compris la création d’emplacements vélos et la sécurisation des itinéraires cyclables (Point 6.8).

Le point 7.1 vise le renforcement de l’accessibilité ferroviaire de Bruxelles via Ath et Grammont. Il constate qu’une part importante des navetteurs de Lessines travaille dans les pôles urbains voisins (notamment Bruxelles, Ath …). Ces personnes se rendent majoritairement en voiture vers leur lieu de travail. Peu utilisent le train pour les déplacements journaliers. L’offre des TEC ne répond, quant à elle, malheureusement pas à ce type de déplacements. Le tableau ci-joint, reprenant les navetteurs vers Bruxelles, est révélateur (N.D.L.R : il montre bien que les communes environnantes ont intérêt à s’unir parce qu’elles sont confrontées aux mêmes problèmes de mobilité).



Les objectifs devraient donc être les suivants d’après le PM :

- Maintenir une durée de trajet vers Bruxelles inférieure à une heure ;
- Utiliser les possibilités, non seulement au départ de Grammont et Denderleeuw, mais également au départ de Ath ;
- Minimiser les temps d’attente aux gares de correspondance.

L’objectif est de maintenir quatre liaisons ferroviaires vers Bruxelles aux heures de pointe : deux directes et deux via des correspondances.
De plus, il serait très intéressant d’améliorer les liaisons vers Grammont, un des futurs points terminus du RER (point 7.1).

Quant à l’amélioration de la qualité du service ferroviaire proposée dans le plan, nous avons pris le parti de vous présenter directement une copie de la page s’y rapportant (point 7.2). Les améliorations proposées pour chaque arrêt y sont également mentionnées.




Le plan promeut également le renforcement des itinéraires cyclables dont la gare constitue un des pôles majeurs (point 9.1).

Finalement, le plan de mobilité propose les actions suivantes à moyen et long termes :

- Optimiser l’offre ;
- Renforcer l’intermodalité ;
- Renforcer la qualité des aménagements des arrêts "SNCB" ;
- Développer une tarification préférentielle pour les utilisateurs "SNCB" (tant au niveau des touristes, pensons à l’accès à Notre-Dame à la Rose, que des navetteurs) ;
- Afficher une cartographie du réseau et des correspondances.


Par ailleurs, afin de répondre à la problématique du double franchissement de la voie ferrée et de la Dendre, le plan recommande de lancer le plus rapidement possible une étude de faisabilité technique des différentes options proposées, permettant par la même de faire réagir les différentes parties intervenantes en la matière (point 6.5).

Voilà, il ne reste plus qu’à attendre la concrétisation de notre plan de mobilité…

mercredi 24 juillet 2013

Suppression des trains pendant la période des vacances.



Pendant la période des vacances, cette année du 8 juillet au 23 août, la "SNCB" suspend le trafic d’un certain nombre de trains. 


Trajets Acren - Bruxelles qui subsistent pendant les vacances.




Comme le montre le tableau ci-dessus, c’est surtout le matin que les possibilités de rejoindre Bruxelles sont sérieusement revues à la baisse. Nous avons biffé les trains qui ne circulent pas en période de vacances. Comme vous pouvez le constater, cela concerne près de la moitié des trajets et essentiellement ceux nécessitant un changement à Ath. Ainsi, le matin à Deux-Acren, seuls roulent les trains à destination de Bruxelles de 6 h 21, 6 h 44, 7 h 21 et 7 h 41. Ce sont là les trajets les plus lents (sauf le trajet "7:41 IR 3277 7:45 Grammont  7:51 L 1557 8:41 1:00" mais présentant un grand risque de rater la correspondance à Grammont).

D’un point de vue commercial, cet état de fait a un impact négatif sur la "SNCB" en ce sens que le navetteur, c’est-à-dire son client régulier, s’habitue pendant les vacances à se rendre en voiture vers une autre gare de départ ou vers sa destination finale. Mais la "SNCB" ne doit pas être considérée comme unique responsable, dès lors qu’il s’agit plutôt d’un problème politique d’ordre organisationnel auquel il faut également ajouter la limitation des ressources liées à son fonctionnement.

On pourrait comprendre que des suppressions soient envisagées aux heures de moindre affluence, ce qui ne perturberait pas le transport des navetteurs vers la capitale. Une telle situation est, par contre, difficilement acceptable en heures de pointe.

Puissions-nous être entendus…

mardi 25 juin 2013

Quelques propositions concrètes.


Le Conseil communal de Lessines a décidé de créer un groupe de travail rassemblant majorité et opposition en vue de défendre notre liaison ferroviaire entre Lessines et Bruxelles. Nous formulons ici quelques propositions simples et concrètes en vue d’améliorer la vie du navetteur. En espérant que les nouveaux horaires de fin 2014 ne viennent pas anéantir nos espoirs …







Nous devrons tout d’abord conjurer le sort lié à la mise en œuvre des nouveaux horaires prévue pour fin 2014. Comme nous vous le disions dans un précédent article :

La ligne L13 (Grammont - Ath - Jurbise - Mons - St-Ghislain - Tournai – Mouscron) est celle qui passerait donc par Lessines. Il est à noter que son extrême longueur a de quoi inquiéter.
Force est également de constater que la gare et les arrêts de Lessines ne bénéficient plus de trains directs vers Bruxelles.
L’effort de la "SNCB " se concentrerait sur les lignes IC, et ce au détriment des lignes Omnirail. Les spécialistes ajoutent que les lignes IC seraient bien évidemment toujours prioritaires par rapport aux lignes Omnirail et qu’aucune correspondance ne serait, de ce fait, plus garantie.

Hormis au cas où la SNCB améliorerait subitement sa ponctualité, la vie du navetteur vers Bruxelles deviendrait alors très difficile compte tenu du fait qu’il faudrait prendre deux trains consécutifs, avec le risque de voir s’amplifier les retards de plus belle.

Cette problématique pourrait inciter les navetteurs à délaisser nos gares et arrêts au profit d’autres situés le long d’une ligne IC, comme les gares de Silly ou d’Enghien. Quant aux trains en heures de pointe, on pourrait envisager qu’ils ne nécessitent aucune correspondance.


Cela correspond tout à fait aux propos formulés par les Ecolos voici quelques jours : Les écologistes insistent sur la nécessaire mobilisation, en particulier pour Lessines. Ceci a conduit le Conseil communal de Lessines à voter une motion et à créer un groupe de travail rassemblant majorité et opposition.


Nous n’allons pas attendre passivement ces nouveaux horaires de fin 2014. Ci-dessous, vous trouverez des solutions peu coûteuses en termes d’organisation. Des mesures plus générales pourraient bien entendu être prises. Nous songeons ici notamment à l’augmentation du nombre de trains.

Lorsqu’ils doivent se rendre à Bruxelles au départ de la région de Lessines, les navetteurs disposent d’un atout non négligeable : la possibilité de prendre la direction de Grammont ou celle de Ath en fonction de la situation géographique de la gare (ou de l’arrêt) de départ. L’expérience tend néanmoins à démontrer que les perturbations sont plus fréquentes via Ath vu que nous interférons alors avec l’importante ligne (prioritaire ?) Tournai – Bruxelles.
C’est pourquoi nous privilégions le trajet via Grammont.

Vous trouverez, ci-joint, les horaires actuels (2013) pour l’aller et le retour en heures de pointe.

Nous constatons que les horaires n’ont pas tellement évolué depuis fin 2009, si ce n’est que le trajet par Ath s’est allongé de 6 à 8 minutes aux heures d’affluence.

Le principal reproche que l’on peut actuellement formuler à l’encontre de la « SNCB » est son non-respect des horaires et des correspondances, et ce où que l’on se situe sur le réseau ferroviaire.


Suggestion n°1 : Suggestion la plus simple : revenir aux horaires en vigueur avant septembre 2009, c’est-à-dire avec des correspondances accessibles à Grammont.

Avant septembre 2009, une correspondance était assurée le matin entre le train P7590 quittant Acren à 7h09 pour arriver à Grammont à 7h13 et le train P7574 quittant Grammont à 7h19 pour atteindre Bruxelles-Nord vers à 8h15. Il y avait à cette époque pas mal de navetteurs qui prenaient le train à Acren.

Pourtant, en septembre 2009, la SNCB a supprimé ce trajet en cessant d’assurer la correspondance à Grammont. Le départ du train 7590 a été retardé d’une minute à Deux-Acren et l’arrivée à Grammont a fortiori aussi. Malheureusement, cette arrivée coïncidait avec le départ du train 7574 (7h14) vers Bruxelles. En entérinant ses nouveaux horaires, la SNCB a donc pris la décision d'éliminer un des trajets le plus rapides vers Bruxelles. Le nombre de navetteurs a rapidement diminué à partir de ce moment (divisé par deux ?). Beaucoup d’entre eux ont délaissé le train au profit de la voiture.

Aujourd’hui, un trajet "non répertorié" par la SNCB, compte tenu du délai insuffisant prévu pour le changement à Grammont, est encore utilisé par quelques navetteurs audacieux. Il s’agit de celui combinant le train P7590 (départ d’Acren à 7h10 - arrivée à Grammont à 7h14) et le train P7574 (départ de Grammont à 7h17 – arrivée à Bruxelles-Nord à 8h11).

Il faudrait donc réinstaurer un trajet semblable à ceux susmentionnés avec un temps suffisant pour effectuer le changement à Grammont. Un engagement dans le chef de la SNCB de respecter les correspondances représenterait une amélioration on ne peut plus appréciable.


Suggestion n°2 : Passer par Grammont, au départ de Lessines, sans devoir changer de train, comme ce fut le cas durant la période consécutive à l'incendie de la cabine électrique de Grammont à la fin du mois de février 2013.

Comme le montre un document ci-joint, un train partant à 7 heures de Lessines permettait alors de rejoindre directement Bruxelles-Nord à 8h08. Ce que la "SNCB" est capable de mettre en œuvre en cas de panne grave, ne peut-il pas également être mis en œuvre lorsque le matériel roulant est pleinement opérationnel ? La question reste posée alors que les trains directs passant par Ath mettent normalement au moins 1h15.


Suggestion n°3 : Passer par Ath, au départ de Lessines, sans devoir prendre de correspondance comme c'est actuellement le cas pour certains trains.

Officiellement, ces trains directs mettent aujourd’hui environ 1h16 pour rallier Bruxelles-Nord au départ de Lessines, alors que les trajets les plus rapides s’effectuent en 1h05.

Mais ces trains subissent des retards à Ath du fait qu’ils doivent soit être raccrochés à la partie venant de Courtrai, soit assurer des correspondances.


Nous osons espérer pouvoir disposer de trains plus rapides à l’avenir …


Origine du dessin : http://slappy.over-blog.com/article-il-faut-sauver-la-ligne-42-112899129.html

mardi 28 mai 2013

Etude des gares et points d'arrêt en Wallonie.


L'association Navetteurs.be a été chargée d'une étude des gares et points d'arrêt en Wallonie pour Philippe Henry,  Ministre de l'Environnement, de l'Aménagement du Territoire et de la Mobilité. Nous relayons ici son appel. Ceci est l'occasion d'améliorer et de mettre en valeur les infrastructures dont nous nous servons dans la région.




 


Objet de la mission.


Développement d'une base de données évolutive sur la situation des gares et points d'arrêts non gardés (PANG) en Wallonie et sur les besoins de réhabilitation de ceux-ci. L'échéance de cette étude est fixée au 31/12/2013 au plus tard.


Déroulement de la mission.



Concrètement, les membres du Conseil d'Administration devront effectuer une visite de terrain dans les 265 gares et points d'arrêt (PANG) où ils devront effectuer toute une série de contrôles des aspects suivants, agrémentés de prises de vues :

 - Accueil (bâtiment, accès aux quais, hauteur des quais, ...)

- Équipements (guichets, distributeurs, ...)

- Informations aux usagers (affiches, panneaux, haut-parleurs, ...)

- Possibilités de stationnement (voitures, vélos, ...)

- Possibilités de correspondances (train, bus, Ravel, ...)

- Fréquentation (nombre de voyageurs, ...)

- Focus sur la prise en charge des Personnes à Mobilité Réduite (PMR)


Chaque gare ou point d'arrêt fera l'objet d'une fiche d'analyse détaillée et notre association devra remettre, à l'issue de cette mission, un rapport d'évaluation des besoins de réhabilitation des gares et PANG en Wallonie.


Comment pouvez-vous contribuer ?


Nous pensons qu'il est dans l'intérêt de chacun de relever les dysfonctionnements ou les problèmes qui nous affectent au quotidien lors de nos trajets et de nos passages (parfois plus longs) dans les gares et points d'arrêt.

C'est la raison pour laquelle nous vous invitons à nous faire part de votre expérience dans la (les) gare(s) et point(s) d'arrêt que vous fréquentez, que ce soit de manière régulière ou occasionnelle.

Pour ce faire, nous vous invitons à envoyer vos remarques et suggestions à l'adresse infogares@navetteurs.be en mentionnant clairement la gare ou le point d'arrêt et en nous laissant vos coordonnées complètes afin que nous puissions vous recontacter pour de plus amples informations.

Nous vous remercions d'avance pour votre collaboration et restons bien évidemment à votre entière disposition pour toute information complémentaire.




Source du message : http://www.navetteurs.be/index.php?option=com_content&view=article&id=5076
Origine de l'image : http://sagagares.blogspot.be/2008_03_23_archive.html

mercredi 24 avril 2013

Le Secrétaire d’Etat à la Mobilité en visite à Lessines.


Premièrement, nous tenons à vous signaler que le sommaire de notre blog a été remis à jour.


Dans la lignée d’un de nos précédents articles, le CDH de notre région a convié Melchior Wathelet, Secrétaire d’Etat à l’Environnement, à l’Energie, à la Mobilité et aux Réformes
Institutionnelles, à l’Hôpital Notre Dame à la Rose de Lessines afin de l’interpeller au sujet de la problématique ferroviaire.



Gare de Deux-Acren




Vous trouverez ici l’article de la DH ainsi que le reportage de Notele.
Les citations reprises dans cet article émanent du journal Le Soir.


Olivier Huysman a exposé le problème en ces termes :


« À la SNCB, on sent que certains dossiers ou liaisons sont plus favorisés que d’autres, l’influence politique est primordiale. » Malgré la présence d’un pourvoyeur d’emplois comme Baxter (plus de 2000 emplois) sur son territoire et nonobstant le fait que la distance entre Bruxelles et Lessines soit inférieure à 50 kilomètres, notre commune ne dispose pas d’une liaison ferroviaire digne de ce nom. « Il faut en moyenne 70 minutes pour effectuer cette distance en train. C’est plus qu’en voiture… Le problème est qu’il faut toujours passer par Ath pour aller à Bruxelles. Les seuls trains directs sont des omnibus qui s’arrêtent dans tous les villages. Pour nous, il serait plus simple de passer par la Flandre. »
Pour autant, ces conditions défavorables ne dissuadent pas de nombreux Lessinois de prendre le train. « Il y a plus de 1000 abonnés mais la SNCB ne compte pas dans ses statistiques, les Lessinois qui se rendent en voiture à Ath ou Silly pour prendre le train. Or, ce nombre est important dans la prise en compte des liaisons prioritaires. »


En substance, Melchior Wathelet a répondu que notre région devait adresser une demande coordonnée des desiderata des différentes communes à la SNCB.

Pour ce faire, il faudrait donc regrouper des communes ayant des attentes similaires en termes d’accessibilité à Bruxelles. Pensons notamment à Flobecq, Ellezelles, etc.
Une collaboration avec Grammont, qui peut sembler surprenante a priori, ne serait toutefois pas à inintéressante. N’oublions pas non plus la WAPI, une association de communes de Wallonie picarde susceptible de conférer un supplément de crédit à notre demande.


Nous vous tiendrons au courant des suites concrètes de l’initiative du CDH.




Source de la photo : http://spoorwegknooppuntfgra.be/acren.htm

lundi 25 mars 2013

Révision quindécennale des horaires prévue pour fin 2014.


Vu que cette révision est du plus haut intérêt, votre blog a collecté un maximum d’informations la concernant.








Dans l’un de nos derniers messages, nous nous étonnions que cette révision d’horaire quindécennale ait été reportée à une date postérieure aux élections fédérales. Serait-elle aussi favorable que l’article du Soir le laissait entendre ?

Il faudrait disposer d’un maximum d’informations au sujet de ce plan. Nous avons mené notre petite enquête, mais malheureusement, les informations sont difficiles à collecter.

D’après un document émanant du Journal du Chemin de Fer publié par l’ATCP, les lignes de chemins de fer seront scindées en deux groupes :

Toutes les relations seront désormais estampillées IC (Intercity), le vocable actuel IR (Interrégions) passant à la trappe ... Un nouveau concept apparaît également : "Omnirail", la nouvelle appellation commune pour les trains L (locaux) et les trains RER. L'appellation "train L" n'est en effet jamais passée dans le langage courant, tout le monde continuant à désigner ces trains par leur appellation historique : "omnibus". Et en remplaçant le suffixe "bus" par "rail", le nouveau label paraît du même coup un peu plus ferroviaire ...

Voici les lignes IC, qui nous concernent, selon le journal précité :

IC20 : Courtrai - Tournai - Brux. Midi - Nord - Termonde - St-Nicolas

IC32 : Tournai - Brux. Midi - Nord - Brussels Airport - Brux. Nord - Midi - Mons


Les lignes secondaires s’appelleront Omnirail. Celles qui nous concernent sont les suivantes :

L13 : Grammont - Ath - Jurbise - Mons - St-Ghislain - Tournai - Mouscron

RER B : Alost - Denderleeuw - Grammont - Brux. Midi – Nord  

RER K : Grammont - Enghien - Hal - Etterbeek - Brux


La ligne L13 est celle qui passerait donc par Lessines. Il est à noter que son extrême longueur a de quoi inquiéter.
Force est également de constater que la gare et les arrêts de Lessines ne bénéficient plus de trains directs vers Bruxelles.
L’effort de la "SNCB " se concentrerait sur les lignes IC, et ce au détriment des lignes Omnirail. Les spécialistes ajoutent que les lignes IC seraient bien évidemment toujours prioritaires par rapport aux lignes Omnirail et qu’aucune correspondance ne serait, de ce fait, plus garantie.

Hormis au cas où la SNCB améliorerait subitement sa ponctualité, la vie du navetteur vers Bruxelles deviendrait alors très difficile compte tenu du fait qu’il faudrait prendre deux trains consécutifs, avec le risque de voir s’amplifier les retards de plus belle.

Cette problématique pourrait inciter les navetteurs à délaisser nos gares et arrêts au profit d’autres situés le long d’une ligne IC, comme les gares de Silly ou d’Enghien. Quant aux trains en heures de pointe, on pourrait envisager qu’ils ne nécessitent aucune correspondance.

Lessines mérite pourtant mieux que cela. Elle devrait, comme le fait remarquer un navetteur très dynamique, drainer bon nombre de voyageurs.

En effet, vu que les villages de Flobecq et d’Ellezelles ne disposent plus de gare mais  uniquement d’une ligne de bus (87B) vers la gare de Lessines, la population concernée est la suivante :

-          Lessines : 18.402 habitants ;

-          Ellezelles : 5.907 habitants ;

-          Flobecq : 3.480 habitants.

Soit au total : 27789 habitants.

Ce total est proche de celui de la ville d’Ath (28543 Habitants) qui compte le plus grand nombre de passagers du Hainaut occidental et de celui de la ville de Grammont (31370 Habitants) qui est reprise en tant que gare RER.

Cela prouve bien que la gare de Lessines a un énorme potentiel, au même titre que les gares des villes limitrophes.

En réponse à une question parlementaire de Ronny Balcaen, le ministre Magnette avait précisé que "Les abonnements SNCB, domicile-travail et domicile-école, réunis pour Lessines, donnent un total de 1 851 validations de Cartes Train pour l’année 2011.». A ces titres de transport, il faut aussi ajouter les Keycard, les Gopass, les Railpass et les tickets. Ces chiffres sont loin d’être négligeables!  Une gare rénovée et des services plus efficaces devraient immanquablement faire croître la fréquentation!

De plus, Lessines pourrait tirer profit de sa situation géographique particulière : la possibilité de rejoindre Bruxelles via Grammont et/ou Ath. Il serait, en l’occurrence, avisé de faire bénéficier les usagers d’horaires plus performants.

La " SNCB " pourrait sans aucun doute concrétiser ce projet.
Nous en avons pour preuve les horaires provisoires mis en place suite à l’incendie d’une cabine à Grammont. Un train partant à 7 heures de Lessines permettait de rejoindre Bruxelles-Midi à 8h08, sans correspondance aucune. Ce que la " SNCB " est capable de mettre en œuvre en cas de panne grave, ne peut-il pas également être mis en oeuvre lorsque le matériel roulant est pleinement opérationnel. La question reste posée.

Ici et , vous pouvez trouver les horaires en vigueur suite à l’incident de Grammont.
Il est cependant inadmissible que la gare d’Acren ait été aussi mal desservie durant l’application desdits horaires.


Voilà les choses sont dites … Nos représentants politiques sont désormais prévenus …







Source de la photo : remarquable site de Jean-Pierre Petit.



mercredi 27 février 2013

Des travaux à la gare de Lessines.

Après des années d’atermoiements, le dossier de la gare de Lessines pourrait finalement être mis sur les rails suite au projet de la " SNCB " de  procéder à la réfection de la gare, ainsi qu’à la création d’un parking et d’un couloir sous voies.







Comme nous vous l’avons déjà annoncé ici et sur notre blog, le dossier relatif à notre gare inoccupée depuis environ dix ans semble enfin prendre une tournure favorable. Cette avancée se produit après bien des tergiversations. Un historique antérieur figure sur ce lien. Il provient de ce site.

Le 10 janvier 2013, la " SNCB " a rencontré les Autorités communales de Lessines. De ce colloque, il est ressorti que la SNCB Holding a prévu 905.000 € pour la réfection de la gare et la construction d’un parking dans son plan d'investissement. Dans le meilleur des cas, le bâtiment composé d’un guichet et d’une salle d’attente pourra à nouveau accueillir les voyageurs fin 2016. Soyons un tant soit peu optimistes !

Deux options ont été discutées :

–    Raser la gare actuelle et la remplacer par une gare plus petite. Telle semble être l'idée initiale de la "SNCB", idée qui ne rencontre pas le souhait du Conseil communal (selon le bourgmestre) de sauvegarder la gare du fait de sa valeur architecturale. Cécile Verheugen, cheffe de file du parti Ecolo lessinois, avait d’ailleurs formulé une proposition en ce sens ;
–    La solution adoptée est finalement la suivante : la " SNCB " aurait l’usage d’un tiers du bâtiment. Les deux tiers restants seraient, quant à eux, dévolus à la ville par le biais d’un bail emphytéotique de 50 ans, la "SNCB " souhaitant rester propriétaire à long terme. Les Autorités communales réfléchissent à la manière de valoriser ce bien. Le bourgmestre songe, par exemple, à y loger la police de proximité. Encore faudra-t-il ne pas rater le train des subsides

De son côté, Infrabel propose de créer un couloir sous voies vers le parking (montant : un million).

Les deux projets (rénovation de la gare, parking + couloir sous voies) doivent encore être approuvés par le Gouvernement wallon qui est lui-même tenu de vérifier la compatibilité de son plan avec le plan fédéral. La décision du Gouvernement fédéral devrait normalement tomber en juin 2013.

Rien n’est prévu, à l’heure actuelle, concernant le passage-à-niveau. Il serait néanmoins regrettable que ces réalisations empêchent son remplacement ou qu’elles engendrent une augmentation du coût dudit remplacement le moment venu.

Pour terminer sur une note humoristique, signalons qu’à Lessines, patrie du surréalisme, la mérule  apparue dans la gare peut en disparaître comme par enchantement. Et oui, ici, tout peut arriver …

Sources :

L’émission de No Télé du 31/1/13.


Source de la photo : http://spoorwegknooppuntfgra.be/lessines.htm

lundi 28 janvier 2013

Le plan de la SNCB prend du retard sur l’horaire prévu, tout comme les trains.



La province du Luxembourg fait montre d’un incontestable dynamisme politique. Pourquoi une telle réaction ne serait-elle pas concevable chez nous ?



Des milliers de navetteurs de la SNCB sanctionnés à cause des retards quotidiens des trains.




Avant son départ pour le mayorat de Charleroi (et la présidence du PS), le ministre Magnette a décidé de reporter la révision quindécennale des horaires de la SNCB à décembre 2014. Il est on ne peut plus surprenant de postposer une révision considérée comme favorable aux navetteurs après les élections fédérales. Faut-il en déduire qu’elle risquait d’avoir des retombées négatives d’un point de vue électoral ?

Tel semblerait bien être le cas au vu de la hiérarchisation des lignes envisagée dans ce nouveau plan. On pourrait dès lors se poser la question de savoir si la SNCB dispose réellement des ressources et du matériel nécessaires au bon fonctionnement de toutes ses lignes.

Ce n’est certes pas la première fois que nous entendons parler d’une classification des lignes. Dans le précédent message, nous avons déjà publié une carte dans laquelle figurait une classification des différentes lignes en catégories A, B et C. Rappelons-nous que notre ligne y était classée dans la catégorie C, la dernière des trois.



"Le projet dénoncé répartit les lignes en 4 catégories, explique le syndicat (N.D.L.R. : la CGSP). Pour les lignes A, les entretiens et les investissements sont maintenus. Pour les lignes B, les entretiens sont maintenus mais pas les investissements. Pour les lignes C, les entretiens et les investissements sont supprimés. Les lignes D sont quant à elles des faisceaux où sont stationnés les engins ferroviaires." (D’après le journal La Meuse.)


"À la CSC Transcom, Dominique Dalne avoue ne pas être pressé " de voir 400 trains supprimés dont 300 en Wallonie." Le nouveau plan de transport, copié sur le modèle suisse vise à renforcer certains axes et y développer l’offre (au moins deux trains par heure à chaque gare et point d’arrêt), à heures fixes. Ce qui implique, à ce qu’il en sait, de supprimer 400 trains, dont 300 en Wallonie, pour garantir une présence renforcée dans les zones à forte densité de population (donc la Flandre). Une perspective qu’il n’est pas pressé de devoir affronter." (D’après le journal Le Soir.)

Apparemment, les décisions envisagées dans le cadre de cette mesure devaient être soumises, pour approbation, aux conseils d’administration de la SNCB. D’après le journal Le Soir : "Il allait être approuvé par le conseil d’administration de la SNCB, mi-décembre, après de longs mois de travail, de discussion et d’inspiration sur le modèle suisse quand le ministre des Entreprises publiques Paul Magnette a écrit à l’opérateur ferroviaire afin de l’enjoindre de postposer son adoption."
 Il serait intéressant de connaître les dispositions qui étaient prévues  pour notre ligne.

Cette menace est prise très au sérieux dans la province du Luxembourg qui craint pour ses lignes classées en catégorie C, comme la nôtre.

Dans le journal L’Avenir du 11/1/2013 du 11 janvier 2013, nous lisons :
"Révélé dans nos colonnes le 15 novembre, le plan d’investissements 2013-2025 de la SNCB fait trembler le Luxembourg. Quatre lignes répertoriées C y passeraient à la trappe, faute d’entretien et modernisation : les lignes 42 (Liège-Gouvy), 43 (Liège-Marloie), 165 (Bertrix-Libramont) et 166 (Athus-Arlon). On ne sait toujours pas selon quels critères (comptage des voyageurs?) la SNCB a catégorisé ces lignes.
Hier à Libramont, le gouverneur du Luxembourg, Bernard Caprasse, a convoqué toutes les forces vives de la province pour préparer une riposte à ce plan.
Il ne faut plus tarder. Les conseils d’administration de la SNCB et d’Infrabel ont déjà donné leur aval. Reste au gouvernement fédéral à avaliser ce plan ou l’amender. C’est à ce niveau qu’il faut se battre. Le successeur du ministre Paul Magnette (qui va devenir bourgmestre de Charleroi d’ici la fin du mois) devra prendre sa décision pour avril ou mai au plus tard.
«Ce plan de la SNCB est imbuvable pour les Luxembourgeois, dit le gouverneur Caprasse. Avec les syndicats et les représentants de chaque parti politique en Luxembourg, nous allons former un comité de vigilance qui va rencontrer le plus tôt possible le ministre qui succédera à M. Magnette."


La province du Luxembourg fait montre d’un incontestable dynamisme politique. Pourquoi une telle réaction ne serait-elle pas concevable chez nous ?